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Franchouillardises

En politique française, on est les meilleurs du MONDE, en politique française :-)

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Friday 24 May 2013

Verbatim

Hier soir dans le RER, quatre jeunes (je dirais 21 ans) sont assis à côté de moi, deux filles, deux gars. Habillés propres sur eux, parlent bien, les deux filles sont très belles, les deux gars ont l'air de deux enfants mannequins de chez Cyrillus en retraite :-) Verbatim :

  • (un gars) Mais euhhhhhh...
  • (une fille) Oui, je sais, ma mère distribue des tracts pour la manif du 26 à la sortie du RER... En ce moment, elle essaye de me caser au fils d'un de ses copains, on dirait trop un mariage arrangé, je n'en peux plus...
  • (l'autre fille) Et ton père ?
  • (la 1ère fille) Mon père ça va, Il est cool et en fait il n'aime pas du tout ce délire anti-"mariage pour tous" et tant que je réussis mes études, il considère que le reste ne concerne que moi.
  • (le 2nd gars) C'est déjà ça.
  • (la 1ère fille) Cela va lui faire bizarre à ma mère quand je vais lui annoncer que je suis lesbienne dix minutes avant qu'elle ne parte pour la manif !
  • (le 2nd gars) YES ! Une personne de moins à la manif !
  • (tous éclatent de rire, moi-même je leur adresse un large sourire bienveillant)

Wednesday 1 May 2013

Arnaud Montebourg

Non, mais c'est moi ou il faut vraiment qu'Arnaud Montebourg change de crêmerie ?!? Voici ce qu'il aurait déclaré à propos du projet d'acquisition de DailyMotion par Yahoo! :

"Je ne vais pas vous laisser vendre l'une des meilleures startups françaises", a lancé M. Montebourg à M. Pellissier, directeur financier de France Telecom. "Vous ne savez pas ce que vous faites!"

Parce qu'Arnaud Montebourg est, lui, un expert de politique industrielle dans l'IT et les télécoms et que lui sait ce qu'il fait ?

Arnaud Montebourg, vous venez juste de donner un signal à tout investisseur étranger que toute prise de participation même indirecte de l'état français dans une entreprise est un no-go formel pour une acquisition étrangère. Il donne également un signal extrêmement défavorable sur les moyens donnés à France Telecom de disposer de sa stratégie d'entreprise propre. Tout entrepreneur va désormais devoir réfléchir à deux fois avant une entrée, même minoritaire, au capital de son entreprise d'une société même en partie seulement détenue par l'état. Bravo, vraiment bravo.

Pourrait-on s'il-vous-plait se débarasser du Ministère du Dressement Reproductif et revenir à un Ministère de l'Industrie avec un vrai Ministre qui ne raconte pas n'importe quoi ?

Wednesday 17 April 2013

Vous êtes prof d'informatique ? J'ai besoin de vous !

J'ai la semaine prochaine une réunion très importante pour parler de l'industrie du logiciel en France. Si vous êtes enseignant d'informatique dans le supérieur, je suis très intéressé par les réponses que vous pourrez fournir à ce tout petit questionnaire qui vous prendra 20 secondes. Merci !

Wednesday 10 April 2013

Idée de caricature

(inspiré par un tweet d'Éric Daspet)

Edwy Plenel discute avec son informaticien en chef qui lui donne une liste imprimée :

  • (le babasseur) voilà la liste des RIBs piratés sur le site de Mediapart...
  • (Plenel qui lit)  Cahuzac, Jérôme, UBS, Genève ?!?!?

Tuesday 2 April 2013

À voir absolument

Voilà. Gérard Filoche vient de résumer avec précision mon état d'esprit. Une merveille. Merci Monsieur Filoche.

Friday 22 February 2013

La parabole du Service Client

je vais vous raconter une histoire vraie. N'ayant pas demandé à la personne qui l'a vécue l'autorisation de la citer (elle est de l'autre côté du globe), je l'anonymise... La personne se trouve dans un restaurant en famille. Tout y est bien, sympa, agréable. A la fin du repas, le patron passe à la table remettre la note et demande avant de la donner un classique "Y a-t-il autre chose pour votre service ?". Dans un éclat de rire, la personne répond en blaguant "Oh et bien oui, déchirez la note ?".

Le patron en question a répondu "À votre service" et l'a fait. Le coût du repas offert a été LARGEMENT contrebalancé par les rentrées supplémentaires occasionnées par l'excellente pub faite par la personne que je connais.

Dans le Service Client c'est pareil. Il y a trois impératifs:

  1. la satisfaction du Client à tout prix
  2. ensuite la satisfaction du Client à tout prix
  3. et enfin la satisfaction du Client à tout prix

Si vous n'en êtes pas persuadé, laissez tomber la vente et retournez faire du code.

LDLC, ça ne s'arrange pas dans le service clientèle

  • je passe hier une commande sur le site LDLC-pro.com
  • je sélectionne la livraison expresse 24h, garantie pour aujourd'hui vendredi
  • vendredi, je ne vois rien venir. Je me connecte sur le site du livreur, et j'apprends alors que mon colis a été livré à un certain M. Rousson à Corbas dans le Rhône !!! Je ne dis aucunement que LDLC est responsable, cela peut être une erreur du transporteur. Encore qu'avec la traçabilité des colis, j'en doute. Plus probablement une erreur de bordereau dès la mise en paquet.
  • LDLC-pro refuse de me renvoyer une commande identique en urgence
  • en cas d'annulation de la commande, LDLC ne rembourse que sous 10 jours.
  • depuis mon appel, je n'ai aucun mail de confirmation de procédure.
  • ah au fait, je n'oublie pas de mentionner que la personne au téléphone était TRES loin d'être agréable.

Bref, je n'ai pas ma commande, ma livraison expresse c'est pour ma pomme, et le montant de la commande est aussi bloqué. Client LDLC non livré, c'est la baise intégrale, au mépris de l'article L. 121-20-3 alinéa 4 du Code de la Consommation et ça commence à ressembler fortement à PereNoel.fr. Bravo LDLC.

Monday 18 February 2013

Dites, M'sieur Hollande...

Tout d'abord...

Le président français, François Hollande, a exprimé son refus d'une politique européenne du tout-austérité dans un entretien publié lundi 18 février par un quotidien en Grèce, à la veille d'une visite de "soutien" dans ce pays en crise.

Mais juste avant il y a eu aussi...

Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, a en effet jugé dimanche que fiscaliser (les prestations sociales) pouvait être une piste afin d'augmenter les recettes de l'Etat

Dites, M'sieur le Président, on pourrait éviter tout d'abord le foutoir ensuite le sentiment d'être pris pour des vaches à lait svp ? Si vous voulez casser le social, dites-le clairement ou sinon il serait bon de signaler à Didier MIgaud - un type intelligent, doué et de votre camp politique - que s'il veut des jacqueries, il n'a qu'à continuer comme ça...

Sunday 13 January 2013

Petite traduction langue de bois vers français

Source :

Il faut empêcher les groupes islamistes d'atteindre Bamako.

Traduction :

Il faut empêcher les groupes islamistes de pouvoir encercler les mines stratégiques d'uranium du Nigeria en les attaquant par le sud-est.

Sunday 23 December 2012

Le jeu du « difficile, pas difficile ? »

Cher Nestlé,

Mes enfants et moi-même aimons beaucoup vos yaourts à la vanille de la marque La Laitière. Malheureusement, vous avez il y a deux ans changé la colle liant l'opercule métallique des yaourts au pot en verre, et chaque ouverture d'un de vos yaourts donne désormais lieu au grand jeu « Difficile ou pas difficile ? ». En clair, certains opercules sont tellement bien collés qu'un adolescent costaud de presque 14 ans ou même leur père doit forcer comme une brute pour réussir à l'enlever, souvent en deux ou trois morceaux... Ne parlons donc pas d'un plus jeune enfant qui tomberait sur un tel yaourt en cantine scolaire !

Si le jeu décrit plus haut donne lieu souvent à de bons gags, il n'en est pas moins franchement pénible à la longue et j'en ai marre. Je vous engage donc à revoir la formule de votre colle. Je suis sûr que vos chimistes peuvent arriver à une colle qui tienne suffisamment pour garantir que vos produits ne s'ouvrent pas intempestivement en rayonnage ET qu'elle soit détachable par vos clients. Sinon, changez de chimistes ?

Il y a quelques années, les Faisselles de Rians (un groupe minuscule comparé à Nestlé) avaient complètement changé le système de fixation et ouverture des dites-faisselles. Bilan, elles explosaient à l'ouverture, déposant une délicate couche de petit lait sur les vêtements... Du plus bel effet sur un costume cravate pour la réunion de 14h, je vous le garantis. J'avais contacté Rians, qui m'avait remboursé mes frais de teinturier, m'avait assuré que le problème était reconnu et en cours de traitement et m'offrait un pack de 4 dès que le nouveau système serait commercialisé. Erreur franche à la base mais réponse rapide et efficace au feedback. j'espère qu'un géant comme Nestlé saura faire de même :-)

Yaourtement vôtre.

Mise à jour 26 décembre: Nestlé vient de me contacter par mail privé. À suivre.

Monday 17 December 2012

L'affaire Depardieu

Décidément, ça vole haut en France en ce moment... Après l'atteinte par le Ministre du dressement reproductif de son niveau de Peter, voilà que tant les socialistes que les UMP merdoient dans la neige qui ne poudroie pas encore. Résumons les faits:

  • début novembre (oui, oui, il y a plus d'un mois), la presse belge se fait l’écho de l'acquisition par Gérard Depardieu d'une maison en Belgique à proximité de la frontière
  • le 9 décembre, RTL recueille les confidences du bourgmestre d'Estaimpuis (dont dépend Néchin) qui confirme que Depardieu a effectué les démarches de domiciliation. C'est lui - et non pas l'acteur - qui laisse entendre des raisons fiscales
  • à la suite de cela, alors que Depardieu n'a toujours fait aucune déclaration, la presse se déchaîne...
  • les politiques s'en mêlent à toute vitesse, le sang attirant les vautours. Le Premier Ministre Ayrault pousse fort avec le mot « minable » alors que franchement un PM devrait être au-dessus de cela et ne répondre que « c'est dommage mais cela ne concerne que lui ». Parisot du Medef se déchaîne contre la « folie fiscale de la France ». Yann Galut, député PS du Cher, décide de jouer à un concours de fond avec Frédéric Lefebvre et Nadine Morano et réussi l'exploit de proposer de déchoir l'acteur de sa nationalité française, gagnant haut la main le con^Hcours. Depardieu a du en rester comme deux ronds de flan...
  • Depardieu, qui entre-temps a mis en vente son petit baise-en-ville de la rive gauche, réagit fortement, vertement, et selon moi justement, à l'adresse du Premier Ministre. Il commet juste une erreur sur les fameux 85%.
  • c'est l'hallali... Michel Sapin parle de « déchéance », Aurélie Flipetti se dit « scandalisée », Gilles Carrez de l'UMP reprend comme un seul homme le taux d'imposition de 85% alors qu'il sait parfaitement que c'est impossible et qu'il s'agit de la tranche des 85%, ce qui n'a rien à voir. Et la marionnette de service, Harlem Désir,  explique qu' « on ne choisit pas son passeport en fonction de sa feuille d'impôt ». Et pourquoi pas ? Les émigrants cherchent bien depuis des siècles le pays - et donc le passeport - qui leur offrira le plus d'opportunités, non ?

C'est marrant tout ça. En 1988, la gauche réélue et au pouvoir nommait Ambassadeur de France dans un endroit pas paumé du tout, c'est-à-dire à un beau poste, un type dont j'ai personnellement entendu la famille dire le 11 mai 1981 quelques heures après l'élection de Mitterrand « ce pays est foutu, ça va être les cocos et le coup de bambou fiscal, on fout le camp aux USA très vite et tu devrais faire pareil ». Ils y sont allés. Sans qu'on les cloue au pilori, puisque sept ans plus tard la gauche que ce type fuyait le nommait à un poste de prestige.

Depardieu utilise les ressorts de l'Union Européenne. En toute légalité. Point. S'il a le courage de passer 6 mois et un jour par an à Néchin, il a bien raison et le droit pour lui, comme tout autre citoyen européen. Fermez le ban.

Thursday 13 December 2012

Les GZs et les ZGs

Vu le nombre de conneries que la presse française, papier ou en ligne, est capable de sortir au quotidien, je ne devrais franchement plus être choqué par grand'chose. Pourtant hier, un article a réussi l'exploit de me faire sortir de mes gonds, et je me suis retrouvé à jurer tout seul à voix haute dans mon bureau et user de quelques beaux noms d'oiseaux...

Selon La Tribune d'avant-hier, le capital-risque milite donc pour un statut de super-JEI. Les GZs, Gentils Zinvestisseurs, pleurent toutes les larmes de leur corps parce que le pognon de nos épargnes et de nos assurances-vies n'est pas assez mobilisable par eux et les ZGs, les Zentrepreneurs Gagnants. Il faudrait que l'État fasse ceci, qu'il impose cela, qu'il double telle aide.

(disclaimer: mon entreprise, Disruptive Innovations, a eu le statut JEI)

Les pauvres chéris. Ah, les beaux chantres du libéralisme qui viennent pleurer dans le giron de l'État quand c'est la saison des feuilles mortes. Les mots forts sortent vite : « inacceptable », « l'État devrait imposer que... ». Ben tiens.

Soyons clairs, le statut JEI est de mon point de vue presqu'une distortion de concurrence. J'en ai bénéficié parce que je ne vois pas au nom de quoi je devrais refuser une aide légale. Cette aide m'a bien aidé, je le reconnais volontiers. Mais je dois absolument équilibrer cela par les points suivants :

  • je ne vois aucunement en quoi le type que je connais qui a repris une entreprise de jardinage et fait vivre une vingtaine de salariés et leurs familles est moins risqueur que moi. ll faut des sacrées tripes pour s'être lancé là-dedans, faire ce qu'il a fait, et la recherche de prêts bancaires est autrement plus compliquée dans son cas que dans celui d'une boîte high-tech.
  • le statut JEI ratisse assez large, et pas seulement dans la recherche fondamentale. On peut y faire passer pas mal de choses mais bon pas dans n'importe quel domaine. Je ne vois aucunement pourquoi mon entreprise a bénéficié d'aides type JEI alors que la boîte de ce type que je connais et qui vends des luminaires spéciaux mais qui ne fait pas de R&D n'a pas pu en bénéficier. Sa boîte était moins risquée que la mienne ? Elle donne moins de boulot à ses employés ? Elle crée moins de valeur ? Non, rien de tout ça.
  • je ne vois aucunement de quoi se plaint le capital-risque en France. Pour la plupart et à quelques exceptions près bien connues du landernau, ils sont extrêmement frileux avec la technologie (dans le numérique) et ont essentiellement suivi ces dernières années des sites Web, c'est-à-dire des usages des technologies et non des technologies. Comparé à ce qui se passe en Belgique ou aux Pays-Bas, la France est d'abord un pays de capital-pas-de-risque et ensuite un pays de je-ne-comprends-rien-à-la-technique-et-je-m'en-fous. Au contraire, débarquez chez un investisseur outre-Quiévrain, outre-Manche ou évidemment outre-Atlantique et vous aurez la certitude que votre projet sera aussi évalué du point de vue technologie. Si votre techno est vue comme prometteuse mais que vous n'avez pas les reins d'un CEO, on vous proposera de vous en fournir un. Mais on vous évaluera correctement, avec aussi un oeil technologique. Pas en France. Et je parle par expérience.
  • les Zentrepreneurs Gagnants me consternent trop souvent, comme dans le cas de cet article de La Tribune et de l'affaire des « Pigeons » : ah ça on veut bien des aides JEI, du pognon de l'épargne ou de l'ISF, on demande à l'État d'intervenir mais quand il s'agit de rendre à la collectivité par la taxation sur la plus-value, ça crie à la « pigeonnerie ». Lamentable. Honteux. Déplorable. Que les détenteurs d'une entreprise qui n'a jamais bénéficié d'aides publiques ne soient pas chargés à fond lors de la cession, soit. Aucun problème. Mais quand on ramasse la moindre miette, qu'en plus on demande des tranches de brioche supplémentaire et qu'on refuse ensuite de partager sa propre brioche, il y a des limites à l'audible.

Le jour où un type qui lance son entreprise d'ébénisterie sur bois précieux des hauts-plateaux du Filekistan aura des exonérations de charges patronales équivalentes à celles d'une entreprise sous statut JEI, on reparlera des GZs, des ZGs, et de leurs exigences. En attendant, disons-le, elles sont assez indécentes.

Monday 10 December 2012

Le Numérique en France en général et le Logiciel en particulier

Je vais encore passer pour un emmerdeur. Si, si... Aucune importance. Ce blog n'est pas ici pour vous informer, il existe depuis le premier jour en tant que « journal intime pas intime », c'est-à-dire un défouloir où j'écris ce qui me passe par la tête. Vous passez vos pauses quotidiennes à la machine à café ? Je les passe à écrire.

Aujourd'hui, il me faut déconstruire un peu, pas beaucoup mais un peu quand même, l'image de quelqu'un que les média ont appelé « le nouveau gourou du Web », « un des plus grands visionnaires de l'Internet », un des principaux « innovateurs de moins de 35 ans » selon le MIT. Qu'il sache que je n'ai rien, rien du tout contre lui, qu'il n'est dans cet article que le vecteur du message que je veux porter parce qu'il se retrouve, une fois de plus, sous les feux des projecteurs sur le sujet.

Nous allons donc passer quelques instants à parler de Tariq Krim. Un type délicieux et que je respecte, vraiment et sans ironie aucune, dont la voix calme et rassurante véhicule ses messages à la perfection. Un gars qui présente bien et sait se sentir à l'aise dans tout environnement, ou sait faire comme si. Bref, le gendre idéal.. Il a plu et continue à plaire à tous, les entrepreneurs comme les politiques. De gauche comme de droite. Il a été courtisé par tous et les a un peu courtisé en retour, rien que de bien normal. Et le pouvoir politique aujourd'hui en place lui a demandé d'établir un « talent mapping », en bon français bien de chez nous. Dans les dépèches d'agence, cela semblait aussi saugrenu que le « cloud à la française » dont j'ai parlé ici une fois ou deux (sic) mais je suis tout à fait sûr que Tariq va remonter le niveau.

Tariq est un type très doué et très sympa. Et j'aimerais bien avoir son calme apparent permanent, sa faconde douce et polie. Sincèrement. Ceci dit, je suis un ingénieur et un entrepreneur. Un spécialiste de la standardisation. Et je vais donc analyser les deux success stories de Tariq via ce que je sais faire de mieux, la technique, parce que sans le produit il n'y a rien que de la masturbation intellectuelle. Pour les mal-comprenant parmi mes lecteurs, cela signifie que quand une boîte de software va mal, on commence par virer ou changer les équipes vente, stratégie et marketing mais on ne touche à l'équipe technique surtout qu'en dernier ressort. Le contraire de ce que l'on fait en général en France...

Tariq est donc connu, et mondialement connu, principalement pour trois choses : Netvibes tout d'abord, JoliOS ensuite et ses interventions publiques enfin. Revenons donc sur les deux premiers, voulez-vous.

Netvibes a été lancé en septembre 2005 et a fait rapidement le buzz. Plus connu outre-Atlantique qu'ici en France, Netvibes est en très gros une page d'accueil ultra-personnalisable. À la fois votre lecteur RSS et votre hébergeur d'applications basées sur HTML. Après des moments assez difficiles en mai 2008 et le départ de Tariq de sa société, Netvibes a finalement annoncé avoir atteint la rentabilité début 2010. Début 2012, Dassault Systèmes annonçait son acquisition pour un montant de $26M. Le seed funding (1er mars 2006) était de $1M et le Series A funding de $15M (1er août 2006). En 2002, un jeune gars était passé me voir chez Netscape et m'avait fait une démo d'un concept qui y ressemblait étrangement. Déjà...

Alors que le mot « widget » était sur toutes les lèvres à cause du Dashboard d'Apple, de Netvibes, de Konfabulator et d'autres, je rencontrais Tariq à la faveur d'un raout même pas de geeks (j'étais en costume-cravate, c'est vous dire...) et lui demandait pourquoi, alors que Netvibes était en forte croissance et que ses widgets rencontraient le succès, il ne fonçait pas dans la standardisation sur le sujet pour profiter du First Mover's advantage. La réponse fut en gros « trop compliqué, trop pénible, pas le temps, trop cher, bah, à quoi bon ». Des arguments que j'ai entendu dix, cent, mille fois en France. On m'a confirmé au W3C avoir souvent entrepris Netvibes sur le sujet, sans succès. Netvibes a donc fini avec sa propre structure, ses propres API. Malgré une compatibilité intéressante avec les autres systèmes de widgets, Netvibes est resté un isolat, un nom complètement absent de la standardisation et ne faisant finalement qu'encapsuler le Web et le présenter sur une page. Bon, c'est sympa une page ultra-personnalisable et même programmable mais comme dit mon fils aîné, ça va pas changer la face du monde hein papa...

Après Netvibes, Tariq a lancé en 2009 un superbe projet, JoliCloud et son JoliOS. Cela a bougé vite, voire très vite. Les premiers tweets, les premières copies d'écran, les premiers concepts basés sur html étaient vachement intéressants. Impressionnants même. Nous sommes nombreux à avoir fait « wow ». Mais force est d'avouer que nous avons été tout aussi nombreux à dire « je ne comprends absolument pas le business model s'il s'arrête là ».

JoliOS c'est donc un « système d'exploitation » basé sur le navigateur. C'est une toute petite équipe, qui utilise force logiciels libres et Open Source et les agrège, les intègre, et cela ressemble en fait très fort à une page personnalisable sous stéroïdes, évidemment. Super-simple à utiliser et surtout à installer sur une très grande variété de plate-formes, JoliOS aurait pu dépoter. JoliCloud ciblait les netbooks, ces micro-laptops qui sont en train de disparaître de notre paysage aussi vite qu'ils y sont apparus. Au même moment, les WebOS et autres browser-based OSes faisaient également le buzz. Oui, JoliOS aurait pu dépoter. Mais n'a pas dépoté. Et JoliCloud vient de se repositionner récemment et redevient... une page d'accueil personnalisable. Comme un air de déjà vu.

Au même moment, Firefox OS reste pratiquement le dernier browser-based OS. Sur exactement le même créneau que JoliOS, Firefox OS tient bien la route et continue à la tenir bien pour l'instant. Alors quelle est la différence ? Pourquoi JoliOS est-il désormais le second onglet sur le site de JoliCloud et pourquoi personne, absolument personne, dans mes connaissances de ce côté de l'Atlantique ou de l'autre ne s'en sert ?

  • Firefox OS a focalisé non pas sur un marché émergent (les netbooks, des bidules rachitiques à écran riquiqui) mais sur un marché existant (les mobiles) ; personne ne parirait un kopek sur un tel marché vu la difficulté à y entrer sur le secteur de l'OS. Mais ce n'est pas le genre de détail qui a jamais freiné Mozilla...
  • Firefox OS est un produit d'ingénieur et uniquement d'ingénieur, comme Firefox à ses débuts.
  • Firefox OS ne se limite pas à utiliser le navigateur. Il étend le navigateur. Il y ajoute des couches, des fonctions. Il fait descendre le navigateur jusqu'au hardware, jusqu'aux fonctions élementaires du matériel. Firefox OS n'est pas qu'un produit se limitant à de la présentation Web au-dessus d'une intégration logicielle. Firefox OS c'est aussi et surtout du développement logiciel couches relativement basses. Sans ce développement, Firefox OS ne serait finalement qu'un navigateur retaillé pour fonctionner sur les mobile devices.
  • les ingénieurs qui bossent sur Firefox OS basculent toutes les API qu'ils développent en standardisation au W3C et ce sont ces développeurs eux-même qui vont tailler le bout de gras au W3C et défendre leurs spécifications et implémentations.
  • tout cela fait que le futur du Web en général et de html en particulier va beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP plus loin que la vision que l'on en avait il y a seulement 3 ans. Et que Firefox OS tient clairement la corde sur le sujet.

Parce que Firefox OS ne se base pas que sur le navigateur mais surtout sur l'extension du navigateur au device, Firefox OS n'a pas besoin d'un marché matériel game-changing. Le game-changer, c'est Firefox OS justement. C'est Firefox OS qui permet aux « telcos » de diminuer le coût total de leurs téléphones tout en offrant des fonctionnalités modernes de smartphone. C'est Firefox OS qui permet de ne pas avoir une petite communauté d'experts du développement logiciel pour ses « apps » mais au contraire l'immense foule des développeurs Web.

Netvibes et JoliOS ont tous les deux manqué de développement noyau et de standardisation. Sans développement noyau, sans technologie pure et dure, pas de réelle différenciation possible, pas de garantie de distanciation des challengers, pas d'adaptation aisée aux évolutions matérielles. Et sans standardisation, soit on devient des suiveurs, soit on reste un isolat. Alors oui, ça coûte. Un peu. Parfois pas mal. Mais si Kozea à Lyon peut envoyer Simon Sapin au W3C CSS Working Group pour en tirer un avantage concurrentiel, Netvibes aurait pu, aurait du envoyer quelqu'un au Web Applications WG et JoliCloud quelqu'un au Device APIs WG, non ?

Alors tout cela pour arriver à quoi ? Tout cela pour expliquer qu'inventer Kickstarter, c'est très bien. Kickstarter en soi, c'est très très mais alors vraiment très bien et je suis très sérieux en l'écrivant. Mais c'est un one-shot. En terme de produit, c'est un produit client des technologies. Ce qui est beaucoup mieux, c'est d'inventer et standardiser les technologies qui permettent de développer Kickstarter, parce que ça, ça ne développpe pas un produit mais un écosystème de produits. C'est ce qui crée de la vraie valeur industrielle pérenne. Les services sont des clients de cette couche-là et il faut donc d'abord développer cette couche-là.

Les plans du gouvernement en matière de stimulation de l'innovations dans mon domaine de prédilection me semblent d'un conformisme éculé. On va faire un quartier numérique « près de la Zac Paris Rive gauche et, à terme, (...) vers Ivry, Evry et, pourquoi pas, la Seine-Saint-Denis ». Et pourquoi pas La Courtine dans la Creuse pendant qu'on y est ? On serait loin des Universités, des Grandes Écoles et des labos mais il y aurait plein de cèpes chaque automne !!! On va également mener des réflexions. Super. On attend tous ça avec impatience, hein.

Revenons sur Terre voulez-vous... Il faut en urgence déterminer comment les étudiants français du numérique peuvent trouver chaussure - entendez "employeur" - à leur pied sans s'expatrier ; comment restaurer la confiance des étudiants dans une filière métier qui a vu en France son taux de chômage littéralement exploser au cours des trois dernière années ; comment arrêter de confondre sites Web de e-commerce et technologies créatrices d'écosystèmes et donc de valeur ; comment détecter et faire émerger des technologies qui auraient du être détectées et valorisées mais qui crèvent sous forme de rapport dont tout le monde se fout sous une couche de poussière et au fond d'un placard ; comment faire entrer les entreprises françaises dans la standardisation internationale au lieu de rester les suiveurs de l'Asie et des USA. Il y a des solutions, j'en ai même une, j'en ai déjà parlé ici. Il faut juste un peu de culot, un peu d'innovation, un peu de volonté. Un peu de pognon aussi mais en fait pas grand'chose. Il faut perturber le landernau, et c'est toujours ça le principal. On peut y arriver, et y arriver vite.

Rappelons-le, le Logiciel est le seul domaine industriel dans lequel on peut se lancer avec 500€. On a besoin d'une chaise pour poser son auguste fessier, une table pour poser sa bécane, et une bécane même pas une bête de course et une connectivité qu'on a déjà sinon on ne serait pas informaticien. Il faut aussi un cerveau en état de marche mais ça, c'est pour l'instant encore gratuit... Profitons-en !

Tuesday 27 November 2012

RUMP

Et bien voilà, Fillon a donc créé le RUMP. En attendant que cela devienne un parti, c'est Jean-François Copé qui a donc un Rump Party. Tous les deux vont sous peu s'envoyer mutuellement des huissiers pour la propriété du nom je suppose...

(merci @xibe pour le tuyau)

Thursday 8 November 2012

Arval et le bug informatique

Si le titre de l'article apparait ci-dessus quatre fois, nous dirons que cela doit être à cause d'un « bug informatique ». Le « bug informatique » a bon dos. Rappelons qu'en général il n'y a pas de « bug informatique », il y a surtout un « développeur qui a merdé » et une entreprise qui devrait présenter ses excuses au lieu de se défiler sur le « bug informatique ».

Bref. Je vous livre le verbatim de la conversation que je viens d'avoir avec Arval, filiale de la BNP s'occupant de louer des bagnoles aux entreprises. Je leur loue ma Peugeot, c'est vachement moins cher que par Peugeot directement et ça m'évite d'acheter une bagnole plein pôt. Je suis globalement très content de leurs services mais il y a eu u petit hic ce matin :

  • Bonjour, je viens de recevoir de votre part mon relevé TVTS (taxe sur les véhicules de société... si, si, une vignette quoi) et de ce côté-là, pas de souci ; par contre j'ai reçu également à mon nom et à mon adresse la TVTS de trois autres entreprises qui n'ont rien à voir avec la mienne...
  • Bonjour monsieur oui c'est normal on a eu un « bug informatique »
  • Euh mais je vois la flotte de 3 autres entreprises là... J'ai ouvert par erreur une des enveloppes et euh je ne devrais pas être au courant de ça.
  • Oui rassurez-vous c'est le « bug informatique », tous nos clients ont reçu comme ça des TVTS des autres en plus. Ce n'est pas grave, vous n'avez qu'à le détruire.
  • (silence abasourdi)

Il semble, d'après le contenu de mes boîtes aux lettres physique et électronique, qu'Arval ne se soit pas donné la peine de prévenir sa clientèle du « bug informatique ». Non seulement Arval a divulgué à ses clients des informations confidentielles d'autres clients :

  • nom du conducteur
  • immatriculation du véhicule
  • type complet du véhicule
  • date de mise en service
  • date de fin de contrat
  • etc.

mais je n'ai pas été prévenu en urgence de détruire ces données sans les consulter. Je passe doucement sur le fait que les coûts des services impression et envoi pour novembre 2012 ont été tout simplement multipliés par 4. Euh, comment dire... Bravo Arval ?

Je tiens donc à signaler aux entreprises LIFTING AUTO, SERVICE AVIATION PARIS, et à M. David JOUMARD que j'ai reçu d'Arval leur relevé TVTS avec toutes les infos ci-dessus. J'ai par erreur ouvert celui de LIFTING AUTO ; l'erreur était humaine puisque mon nom ET mon adresse figurent sur l'enveloppe... Je les tiens à leur disposition, soit pour renvoi soit pour destruction.

Vive le « bug informatique » !!!

Thursday 1 November 2012

Cloudwatt, la série noire continue

Donc un certain Pierre Paperon a été nommé Chief Strategy and Marketing Officer (ça doit être un titre « à la française ») de Cloudwatt. Le souci c'est que le compte twitter de @Pierre_Paperon a rapidement attiré quelques curieux, en particulier au vu des chiffres impressionnants qu'il montre. Presque 200000 followings, 199789 pour être précis. Wow. Autant dire que ce compte ne sert qu'à de la comm. Et surtout plus de 451000 followers, 451059 pour être exact. Il y a une heure, c'était 450086. Donc @Pierre_Paperon a pris 1000, je dis bien mille, followers en une heure !!! QUELLE ROCK STAR ! Il a chanté avec Rihanna récemment ou c'est le père de l'enfant d'Adèle ?-)

Bon évidemment, quand on va regarder dans le détail, c'est un peu différent :

  • un nombre hallucinant de followers sont strictement monolingues en malais, indonésien voire coréen.
  • un nombre hallucinant de followers ont l'air juste de fakes, tweetant des trucs repiqués au hasard du Web ou retweetant des trucs sans structure ou intérêt particulier.
  • quant aux followings, c'est du délire, on trouve même des comptes de cul !

Pierre Paperon a probablement pris un abonnement mensuel avec un service du genre Tweepi.com. Bon, malheureusement ça s'est un peu vu, par beaucoup de monde, et quelqu'un m'a prévenu.

J'ai trouvé cela suffisamment hilarant pour faire un petit tweet sur le sujet et depuis Pierre Paperon m'a bloqué sur twitter :-) Hilarant et assez consternifiant. Quelle classe... Cher Monsieur Paperon, vous croyez vraiment que cela m'a bloqué plus de 3 secondes ? Vraiment ?

Donc la série noire continue pour CloudWatt. Son « CSMO » semble avoir besoin d'étoffer sa visibilité sur twitter à l'aide de fakes d'Asie du Sud-Est. Bien.

(Nota bene : étant un geek prudent, j'ai tous les screenshots et les JSON sortant de l'API twitter démontrant ce qui précède, hein... Voilà, voilà...)

Wednesday 17 October 2012

Cloudwatt et Numergy, grillés sur le poteau par IBM

Punaise, décidément Cloudwatt et Numergy sont vraiment un feuilleton qu'il faut arrêter avant même la difffusion de l'épisode pilote. À 150 millions d'euros, ça fait cher le flop...

France 2, la honte

Résumons la situation : Charlie Hebdo publie des caricatures de Mahomet déclenchant un tollé dans le monde musulman et toute la classe politique, si elle s'interroge avec justesse sur l'opportunité d'une telle publication, défend la liberté d'expression et personne ne demande d'excuses au journal.

Puis Laurent Ruquier fait une blague bon enfant sur les multiples bras du gardien de but de l'équipe de foot japonaise suite à Fukushima - blague tout à fait similaire à un gag d'Achille Talon sur les habitations proches des centrales nucléaires françaises - et France Télévisions présente ses regrets officiels au Japon transmis à leur ambassade à Paris et au Ministère des Affaires étrangères japonais.

France Télévisions, vous devriez avoir honte. Vous auriez du au contraire soutenir Laurent Ruquier et ne rien dire de plus. La-men-ta-ble.

Friday 21 September 2012

Caricatures religieuses

Rappelez-vous... C'était en mars 2006 et l'affaire des caricatures du Jutlands Posten avait défrayé la chronique. Un député français, le sieur Jean-Marc Roubaud, avait alors déposé une bien liberticide proposition de loi...

« Tout discours, cri, menace, écrit, imprimé, dessin ou affiche outrageant, portant atteinte volontairement aux fondements des religions, est une injure. »

Cette proposition était passée totalement inaperçue. Sauf que votre serviteur a la sale habitude d'aller parfois, lors des pauses, se balader sur le site de l'Assemblée Nationale pour voir quels sont les derniers délires de nos députés. J'ai alors prévenu David Fontaine, au Canard Enchaîné. Il en a fait bon usage puisqu'un article sur le sujet ornait la première page du Canard le mercredi suivant... La proposition a été enterrée vite fait bien fait.

Je suis donc, pour une fois, très content des propos de Fillon sur Canal+ : "Je défends Charlie Hebdo, je défends la liberté d'expression et je pense qu'on ne doit pas céder un pouce de terrain dans ce domaine-là".

Discuter l'opportunité est une chose. Discuter le droit en est un autre.

Factures à la française

Je viens de pinger l'ami @xibe à propos de n° de factures créés par Prestashop. Ils sont toujours sous la forme d'un préfixe au choix suivi d'un numéro démarrant à 1... Or s'il y a une chose que j'ai apprise durant mon court passage chez Amazon.fr, c'est que ce système de numérotation rend la vie très facile à vos concurrents : il leur suffit de vous faire une commande, à deux balles si c'est possible, en mois n et une autre un mois plus tard pour savoir, sur la base du numéro, combien de fois vous avez facturé en un mois !!! Une information parfois absolument stratégique...

Or le Décret n° 2003-632 du 7 juillet 2003 dit :

7° Un numéro unique basé sur une séquence chronologique et continue ; la numérotation peut être établie dans ces conditions par séries distinctes lorsque les conditions d'exercice de l'activité de l'assujetti le justifient ; l'assujetti doit faire des séries distinctes un usage conforme à leur justification initiale ;

Il faut savoir que certaines grandes entreprises en secteur fortement concurrentiel s'asseoient allègrement sur ce décret, pour la raison évoquée si-dessus. Elles maintiennent une double numérotation de factures, l'une publique non consécutive, l'autre strictement interne et conforme au décret ci-dessus ; elles disposent évidemment de l'association entre les deux numérotations. L'administration fiscale n'a, à ma connaissance, jamais râlé contre ce système indispensable, en tous cas jamais râlé auprès de ces grands comptes. Chez les petits, je ne sais pas.

Juste comme ça, pour mémoire, voici un numéro de facture (légèrement caché) émis par PayPal pour un achat effectué par un client français d'add-ons pour BlueGriffon vendus par ma boîte, française. Le siège de PayPal pour l'Europe est au Luxembourg et il se fiche donc du décret ci-dessus.

1lkmdx0zovmd9eebza5g12080kgsk4gwsXXXXXX

Pas strictement numérique ou préfixé, pas consécutif, pas facile à recopier et citer. Mais unique. Et c'est ça qui compte vraiment.

Dites vous au Gouvernement, pourrait-on svp moderniser un peu ce décret vieillissant, prendre en compte le besoin de cacher certaines informations à sa concurrence, et arrêter de risquer 15€ par infraction constatée ? Merci.

Note pour prestashop : bref, des factures à n° consécutifs gênent problablement les usagers non français...

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