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C'est parti. Comme en Grèce, où les abrutis que l'on surnomme affectueusement "politiciens" pour ne pas leur faire trop de peine avaient juste mis hors-la-loi les jeux video, la France se prépare à interdire la copie musicale à usage privée, ou peu s'en faut. Je tiens juste à rappeler plusieurs faits importants à nos abrutis à nous, et à notre Sinistre de la Culture, j'ai nommé Aillagon (la tentation du contrepêt est forte avec un patronyme comme celui-là...):

  1. les technologies qui se vendent le mieux sont celles qui se copient le mieux; j'affirme que la copie est nécessaire au succès. Empècher la copie est une grave erreur stratégique (cf. point suivant). J'affirme également que la copie libre est aussi importante que l'enregistrement libre de la diffusion radio : cela accroit la notorieté des artistes et donc leurs ventes. Que ceux d'entre vous qui n'ont pas commencé par enregistrer des chansons diffusées à la radio se montrent, ça fait vingt ans qu'on les cherche.
  2. toutes les protections mises sur le marché tant par l'industrie du disque que par le monde du logiciel depuis 25 ans se sont vues déplombées en général dans les trois mois qui ont suivi la première commercialisation. Je fais totalement confiance à l'industrie du disque pour développer des protections aussi peu fiables que les précédentes face à la compétence des informaticiens. Une fois que les logiciels de déplombage seront en ligne, sur un serveur hébergé aux Vanuatu pour échapper à la Loi Française (grand L grand F, et prononcer "ançaise" avec une emphase gaullienne évidemment...), bonjour à l'industrie du disque pour venir emmerder le gamin qui utilisera sa bécane Linux pour lire sa musique...
  3. rappelez-moi le prix de revient d'un CD ? Et rappelez-moi leur prix de vente ? Voila. Tout est dit. Si les majors du disque arrêtaient de nous prendre pour des cons, on achèterait peut-être plus de disque au lieu d'inventer le n-ième Kazaa après la fermeture du n-moins-un-ième par la justice US.
  4. je n'attends pas du Gouvernement Français qu'il RESTREIGNE les libertés individuelles mais qu'il les PROTEGE.

Je n'attendais certes pas du gouvernement Raffarin qu'il se comporte intelligemment. Après tout, il faut qu'il se coltine non seulement les promesses de campagne de Chirac mais aussi les coups bas de Juppé. Mais depuis disons début Mai, je commence vraiment à trouver qu'on nous prend un peu trop pour des cons. On n'en est pas encore à Bush-Halliburton, mais UMP-Industrie rejoignent vite et sûrement la limite du supportable.