On ne m'otera pas de l'idée que la suppression du CTA d'Air Littoral par le gouvernement à la veille des vacances scolaires et du dépôt par le repreneur potentiel des sommes de garanties auprès du Tribunal de Commerce de Montpellier était totalement volontaire. Je pense que les ministères concernés ont évalué la situation à "cela ne peut que merder une fois de plus vu la faiblesse des apports et il est hors de question de se retaper une farce à la AirLib/Courbet". La décision a donc été prise de donner un signal fort - et clair - au repreneur, qui l'a reçu fort et clair. S'il y a une seule conclusion à tirer, je pense que c'est la suivante : on ne peut pas avoir le Train à Grande Vitesse et l'avion en même temps. Assurer l'avenir de la SNCF par la rentabilité du TGV est une mission d'urgence pour les gouvernements successifs qui ne peuvent se payer le luxe d'avoir à gérer une faillite ou une nécessaire recapitalisation, qui serait bloquée par Bruxelles de toute manière. Il y a aura plus probablement en France des lignes TGV partout plutôt que des lignes aériennes intérieures...