XXI
By glazou on Tuesday 6 April 2004, 11:14 - Franchouillardises - Permalink
Décidément, en ce début de siècle, la connerie a le vent en poupe.
By glazou on Tuesday 6 April 2004, 11:14 - Franchouillardises - Permalink
Décidément, en ce début de siècle, la connerie a le vent en poupe.
Comments
Pourquoi est-ce une connerie ?
Parce qu'à vingt millions de dollars pour mettre du métal, du béton et du nylon autour d'un parc, je trouve cela du plus parfait con.
Un Van Gogh c'est un cadre en bois, un bout de toile, quelques tubes et deux-trois pinceaux. Si tu prends l'expression artistique par son aspect matériel, tu peux jeter à la poubelle 99% de la production artistique de l'humanité. Ça aussi c'est du plus parfait con.
Emmanuel: c'est que ma définition de "Art" n'inclut pas vingt millions de dollars de ferraille et de nylon. J'appelle ça de l'esbrouffe, de la pub, de la communication, du pognon foutu en l'air par les fenêtres, du gachis, de la connerie mais pas de l'Art. Mon opinion mienne et tout ça, bien entendu.
Bien sûr Daniel. Il est "évident" que la ferraille, le nylon et la main d'oeuvre pour mettre tout cela en place ne coûte certainement pas 20 M$, et d'ailleurs le simple coût "technique" doit facilement être quantifiable.
Le coût technique n'est pas la question et celle que tu poses n'est pas neuve non plus. C'est tout le rapport de l'expression artistique et de l'argent dans notre société post-moderne ; le fait qu'un Van Gogh atteigne des estimations astronomique aussi n'a aucun sens ni rapport avec l'Art et est aussi du fric foutu en l'air. Accessoirement c'est aussi toute la question de la définition de "l'Art", si tant est que celui-ci existe !
Ce n'est pas le prix qui est le plus choquant, c'est le système qui permet d'arriver à cela à mon sens.
Rappel : Christo finance lui même ses emballages cela ne coute rien à personne et nul n'est tenu de le financer contre son consentement.
D'autre part la valeur de cette oeuvre ne se résume pas à celle du métal, du beton ou du nylon qui la constitue. Pas plus que celle d'un livre ne se résume au prix du papier, de l'encre et du coût de la main d'oeuvre de l'imprimeur.
L'emballage est une activité essentielle des hommes. On emballe tout et depuis toujours : marchandises, morts, nourriture ; nous memes nous nous habillons. Emballer valorise le contenu en meme temps qu'elle le protege. Et crée une envie de découverte.
Le but de Christo est le même : nous faire prendre conscience de la valeur de l'objet familier en meme temps qu'il entoure cette familiarité de mystere.
Entre l'art et la publicité et la communication il n'y a jamais eu vraiment de frontiere. Les plus grandes oeuvres d'arts ne sont rien d'autre que des objets de propagandes commandés par des mécenes fortunés : rois, nobles, religieux, banquiers, états, etc.
Daniel, il y a des années je pensais (comme toi probablement) que Christo etait un charlatan exploitant les medias et les bobos "amateurs d'art".
Mais j'ai pu voir son emballage du Pont Neuf. Ca m'a fait changer d'avis, pour moi c'etait bien de l'art, ca m'a revelé la beauté de ce pont en le cachant. Et pourtant l'art moderne ne m'interesse que tres rarement.