Oh! Mes hauts partis! A deux mains Jean lève le bas.
By glazou on Monday 13 September 2004, 23:33 - Franchouillardises - Permalink
L'homéopathie... Ahlala l'homéopathie. Donc on a failli s'en passer définitivement ou presque. Et pour une fois, oui pour une fois, Douste-blabla a pris la bonne décision et l'a prise vite:
- l'homéopathie ne coûte pas grand'chose. Les médicaments sont peu coûteux en synthèse ou fabrication, ne mettent en jeu que des faibles quantité, sont fabriqués en masse depuis longtemps.
- tous les médecins non homéopathes vous diront qu'ils n'ont jamais vu de protocole de test sérieux de l'homéopathie, qu'on ne la leur a jamais enseignée, qu'il n'en ont pas de connaissance même - et surtout - empirique, et donc ils ne peuvent lui faire confiance.
- mais ces mêmes médecins racontent tous que l'arnica marche fabuleusement bien et ont tous une histoire vécue et authentifiée sans l'ombre d'un doute d'un gamin avec un eczéma grave et totalement rebelle, sur lequel toute la pharmacopée classique ou presque a été essayée sans succés, guéri en trois jours avec un remède homéopathique. Tous ces médecins expliquent qu'ils n'y comprennent rien, mais que les résultats de certains des remèdes homéopathiques sont absolument indéniables. Même mon père, médecin généraliste, rationaliste scientifique en qui j'ai totale confiance, m'a dit la même chose. Lui a un exemple d'allergie gravissime soulagée presqu'en totalité, de façon inexplicable, par un remède homéopathique.
- les "équivalents" (si l'on peut dire) de la pharmacopée classique coûtent eux BEAUCOUP plus chers et présentent souvent des listes de contr'indications ou de précautions longues comme le bras
Moi aussi, je suis assez rationaliste. La théorie de la mémoire de l'eau de Benveniste ne m'a intéressé que quand la BD des Rubbymen a parlé de l'eau qui avait gardé la mémoire du pastis dilué un milion de fois
Tu parles d'une troisième mi-temps 
Donc Douste-blabla est coupable et doit être décapité. Mais qu'est-ce que je raconte moi... Encore l'influence du Tribunal des Flagrants Délires. Non, au lieu de focaliser sur l'homéopathie, la Sécu et l'Agence du Médicament devraient se demander par quel miracle le Doliprane, le paracétamol le plus vendu en France, ne figure pas (ou en tous cas ne figurait pas en mai dernier) sur la liste des médicaments pour laquelle le pharmacien est habilité à délivrer un générique. En clair, si votre toubib vous prescrit du Doliprane, le pharmacien ne peut le remplacer par du paracétamol générique moins cher pour la sécu, alors que c'est strictement la même chose. Je vous assure, c'est ma pharmacienne qui m'a raconté ça ce soir... Par quel miracle le labo vendant le Doliprane a-t-il échappé à ça ? Hmmmm ? Et puis pourquoi tout le monde connait le Maalox, qui n'est désormais plus remboursé du tout, alors que personne ne connait le Xolaam (lisez donc Xolaam de droite à gauche...) qui est remboursé à 65% et qui est le même produit fait par le même labo ?
Hey Douste-Blazy, si vous nous expliquiez un peu pourquoi nos augmentations de cotisations de Sécu financent les labos au lieu de financer la SéCu ?

Comments
pour le doliprane j'ai le souvenir d'avoir vu le générique etre plus cher que l'original.... Arff...
Et dans le genre, ici, au Canada il y a des médicaments en vente libre alors qu'en France il faut voir un médecin pour l'obtenir. Notamment un anti-allergique récent.
La question du financement des laboratoires est très délicate.
La mise en vente d'une molécule demande plus de 15 ans de recherche, d'expérimentation, avec de nombreux échecs. Les laboratoires financent donc la recherche actuelle par la vente des médicaments déjà commercialisés.
La question serait plutot de savoir dans quelle mesure le bénéfice de la vente des médicaments finance la recherche de nouvelles molécules ?
Refuser de financer la recherche des molécules de demain est aussi coupable que de dilapider les ressources naturelles qui manqueront à nos enfants, les maladies évolues, deviennent résistantes, et il n'est pas possible de cesser la lutte sans accepter une régression de notre protection médicale.
De même, on peut tout à fait envisager que dans 5 ans sortira sur le marché un médicament qui réduira considérablement les frais médicaux d'une patologie courante, entrainant ainsi une petite diminution bienvenue des dépenses de la sécu.
Donc oui, la sécu finance les labos, il y a probablement de questions à poser, mais il faut analyser une étape de plus du flux financier.
Bonjour,
)
j'ai reçu les documents de "la formation continue obligatoire": le principe n'est pas idiot, encore faudrait-il que les sujets soient adéquats mais ce qu'il y a d'impressionnant, c'est le coût de la journée pour la sécu: pour 20 "gus" dans une salle de classe de la fac dentaire, entre 6000 et 12000€ .... je VEUX être formateur et toucher 3000€ la journée et travailler 2 jours par mois ....(
bon, ça me révolte en fait,
Eric!
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PS: on est en plus payé pour y aller (300€ la journée)
Il aurait été idiot de dérembourser le meilleure placebo qui existe, non?
> skc "La mise en vente d'une molécule demande plus de 15 ans de recherche, d'expérimentation, avec de nombreux échecs. Les laboratoires financent donc la recherche actuelle par la vente des médicaments déjà commercialisés."
C'est pour ça que les labos utilisent toutes les subtilités du système des brevets pour protéger leurs investissements : en brevetant la(les) molécule(s), l'excipient et le(s) procédé(s) de fabrication. Les procédures de dépôt sont réparties dans le temps (idéalement, quand un brevet expire, un autre prend le relais) et sont ordonné du plus "fort" au plus "faible" par rapport à la protection du médicament.
Dans le meilleur des cas un laboratoire peut espérer garder la maîtrise du médicament pendant 60 ans au lieu de 20, sachant par ailleurs que la premiere période de 20 ans suffit tout juste à rendre le médicament rentable.
(source : un collègue qui a travaillé pour un labo sur leur système de gestion des brevets)
Moi m'sieur, moi! *lève le doigt*
Je connais le Xolaam. Ma 'tite femme chérie, elle en a eu pendant sa grossesse.
>>pour le doliprane j'ai le souvenir d'avoir vu le générique etre plus cher que l'original...
J'ai pas le prix du doliprane, mais j'ai une boite de Paracétamol generique sous la main et elle coute 1,5€... Je pense pas que le Doliprane coute moins chere
skc >
C'est mot pour mot de la propagande de labos.
Tu travailles là dedans où bien on te l'a fait apprendre quand tu étais petit ?
<<
La question du financement des éditeurs de logiciel est très délicate.
La mise en vente d'un logiciel demande plus de 15 ans de recherche, d'expérimentation, avec de nombreux échecs. Les laboratoires financent donc la recherche actuelle par la vente des logiciels déjà commercialisés.
La question serait plutot de savoir dans quelle mesure le bénéfice de la vente des logiciels finance la recherche de nouveaux algorithmes ?
Refuser de financer la recherche des logiciels de demain est aussi coupable que de dilapider les ressources naturelles qui manqueront à nos enfants, les ordinateurs évoluent, deviennent plus puissants, et il n'est pas possible de cesser le développement sans accepter une régression de notre environnement informatique.
De même, on peut tout à fait envisager que dans 5 ans sortira sur le marché un programme qui réduira considérablement les frais de gestion d'un secteur économique courant, entrainant ainsi une petite diminution bienvenue des dépenses associées.
>>
Tout le monde a compris ou je le refait avec les livres, les disques ou les tondeuses à gazon ?
gelule_au_sucre: je suis totalement d'accord, j'attendais que qqun écrive ça. A un détail d'importance près. Ma mère peut vivre parfaitement sans livre, disque, logiciel ou même tondeuse à gazon. Mais sans la molécule anti-rejet qu'elle prend tous les jours, elle mourrait, tout simplement... Pas pareil, pas pareil du tout.
et heureusement que les molécules ne sont pas mises sur la marché après les memes test que les logiciels subissent....
parce que sinon gare à l'hécatombe.
The article
www.fredericksburg.com/Ne...
Claims that 15% of Merck revenue goes on advertising, 6% research.
They also note that many molecules come out of state financed research (true).
They are then handed over to the companies. Figures worse for other companies
In France pharmacological labs will still take you to Greece for three days
in order to put you through a two hour seminar on a technique. Thats training/education
overhead.
Daniel >
Je suis tout à fait d'accord sur la spécificité du développement de médicaments par rapport à d'autres produits.
Cependant le modèle _économique_ est le même que pour les autres secteurs qui se rénumèrent essentiellement sur la propriété intellectuelle ou industrielle : on investit au départ et on récupère sa mise et plus (ou pas) une fois le produit/oeuvre/etc terminé et vendu sur le marché.
On n'a pas à payer le développement hypothétique d'un futur médicament en payant trois fois le prix celui d'hier qui est déjà amorti. Le développement du nouveau médicament ont le remboursera avec la marge quand il sera sorti, et c'est normal (et de toute façon, ne revons pas, le médicament du futur, on le payera quand même plein pot, même si on est assez naïfs pour payer trop cher ceux d'aujourd'hui).
Après le problème c'est éventuellement la capacité d'investissement. Certes on peut craindre que le secteur privé ne puisse pas dégager les moyens d'investir à hauteur des besoins vu que la R&D pharmaceutique, c'est pas donné et c'est risqué. Ou alors qu'ils n'investissement pas sur les médicaments non rentables (maladies rares et cie) ; ah bah non zut alors - c'est déjà le cas.
Bon donc on peut admettre qu'il faille une aide du secteur public pour la R&D dans ce domaine. Maintenant cette aide, faut-il mieux qu'on la distribue sous forme de bonus au prix des médicaments existants (puisque c'est payé par la sécu, donc le public au final), sans aucune garantie sur l'emploi des sommes récoltées, ou par exemple sous forme d'aide sur projet avec dossier et tout ? (évidemment c'est pas forcément les même qui touchent, dans le premier cas on arrose que les acteurs déjà bien en place qui ont un beau catalogue de produits existants).
Pour finir un petit clin d'oeil à nos amis gros groupes pharmaceutiques, qui malgré leur politique sociale dure, leur rentabilité enviée, leur santé financière en béton armé, leurs perpectives économiques solides au vu de vieillissement de la fort riche population occidentale et leurs bénéfices qu'un gabarit suffisemment respectable pour se permettre de se bouffer entre eux à coups de milliards (ainsi que leur cynisme de compétition - pour la fourniture de leur médicaments brevêtés sur les marchés du tiers monde qui n'ont pas les moyens de les acheter) arrivent quand même à faire pleurer dans les chaumières sur la supposée faiblesse de leur capacité d'autofinancement de leur effort de R&D.
Et ça c'est quand même très fort.
A l'heure de la médecine fondée sur les preuves, seuls devraient être remboursés les médicaments jugés utiles pour le malade, c'est à dire efficace (soit, selon les critéres communément retenus dans les essais cliniques, avoir une efficacité supérieure au placebo ou comparable à un médicament de référence) et avec un rapport bénéfice risque acceptable.
En conséquence de quoi l'homéopathie ne devrait plus être remboursée (c'est d'ailleurs je crois l'avis rendu par l'Académie de Médecine), sauf à vouloir comme l'actuel Ministre de la Santé, prendre en considération des éléments sans aucun rapport avec l'interêt du malade.
LSZ: dites, vous avez lu ce que j'ai écrit sur l'arnica, l'eczema et l'allergie au-dessus ? Si dans l'homéopathie il y a des BLURGS, il y a _aussi_ des remèdes qui marchent vraiment, dixit des médecins *sérieux* (j'insiste TRES lourdement : même au-dessus de tout soupçon et qui seraient en fait les premiers à bannir l'homéomachin).
pour des infos :
www.prescrire.org
www.gruson.name/nolabos/
rappel
aucune information scientifique fiable pour l'homéopathie (qui est soutenue à fond par un labo boiron)
Labos 12% du CA en R&D et 18-36 % en promotion diverse
95% de la fomrmation médicale cntinue ets assurée par les laboratoires.
Réfléchissons un peu
G*