Un enfant dans le dos
By glazou on Tuesday 21 December 2004, 10:43 - Franchouillardises - Permalink
Pendant que le gouvernement nous fait un enfant dans le dos en se préparant à voter sur les Brevets Logiciels pendant une réunion des Ministres Européens de l'Agrilculture (et pourquoi pas de la Santé ou des Transports pendant qu'on y est hein ?), le CEA fait un choix majeur pour son futur super-calculateur, un choix qui devrait amener la France à réviser totalement sa position sur les Brevets Logiciels. Le CEA a fait le choix de Linux... Voici deux extraits particulièrement importants des articles sur le sujet:
" De même, ce dernier a optimisé le logiciel d'exploitation Linux, le système de fichiers Lustre et la gestion des échanges de données MPI pour améliorer les performances de l'ensemble. « Il est indispensable de pouvoir "limer" au plus juste la partie logicielle, note M. Roucairol. Cette optimisation est possible grâce à l'accès au code source des programmes libres tels que Linux et ne l'aurait pas été avec Windows. » "
" L'autre innovation concerne le choix de la politique logicielle. « Auparavant, les logiciels employés étaient propriétaires. Aujourd'hui, nous travaillons en open source. C'est l'introduction du petit pingouin dans tout le système [le chef de projet veut bien sûr parler de Linux, NDLR] », ajoute Jean Gonnord, avec humour. "
Pas si sûr qu'une telle décision puisse être la même dans un contexte fort diffférent de brevets européens sur le logiciel...

Comments
...et pendant ce temps-là, Firefox fait sa pub dans le NY Times...
www.mozilla.org/images/ny...
Allons, tout n'est pas perdu...
Ouais, quand on voit que les formalités de rigueur n'ont pas été respecté pour l'organisation du vote (en theorie, si le texte passe, il peut etre considéré comme nul vu les circonstances ou il a été mis à l'ordre du jour) et qu'on tente de le faire passer en catimini via un conseil des ministres (de l'agriculture, c'est forcement les plus qualifiés sur la question) censés parler de peche , on peut se demander si y a de l'espoir.
Fortunately, Poland saved the day:
kwiki.ffii.org/Cons041221...
On a encore sauvé le soldat Bull...
Une question (légèrement acerbe
mais respectueuse) : je m'étonne du peu de réaction que suscite le retrait de ce point par les blogueurs qui ont, à juste titre, fait du battage autour de ce scandale euro-technocratique. J'en viens à me demander si la question des brevets logiciels est si cruciale qu'on le dit pour le logiciel libre ??? (oui, j'ai entendu parler de SCO/Microsoft, Kodak, etc...)
Ayant des relations dans le milieu politique français, j'essaye de sensibiliser nos députés sur le sujet, mais la plupart ont tendance à penser que la question des brevets logiciels n'est qu'un détail (ils sont peu nombreux à connaître Linux par exemple), et ne perçoivent pas les activistes anti-brevets comme des gens sérieux.
Je reste persuadé que l'indépendance de l'Europe en matière de technologie de l'information est FONDAMENTALE, que les systèmes libres sont les seuls à pouvoir garantir aujourd'hui, et que la brevetabilité des logiciels met tout cela en péril.
Après l'irrégularité qu'a tentée la présidence Néerlandaise, je crois que beaucoup d'euro-députés se poseront la question sous un nouveau jour.
Vous qui êtes une "figure" du web, qui êtes lu par nombre d'internautes, vous pesez dans ce débat. Je pense qu'il serait souhaitable qu'après votre lettre ouverte au conseil de l'europe, vous expliquiez *pourquoi* ce retrait est une bonne chose (oui, être positif, constructif, tout ça...), voire même proposer une limite à ce qui est brevetable ou pas dans ce domaine... si le développement de N|vu vous en laisse le temps bien sûr !!!
MERCI de faire avancer N|vu et le logiciel libre.