Il y a quatre ans presque jour pour jour, un de mes vieux copains nous quittait. Sa mère chez qui il devait passer un samedi après-midi, ne le voyant pas venir et n'arrivant pas à le joindre au téléphone, passa chez lui pour le trouvé mort à sa table de travail. Probablement une attaque cardiaque ou une hémorragie cérébrale, un truc comme ça. Alors que je n'achetais plus quotidiennement Le Monde qui m'emmerdait déjà, je ne sais pas pourquoi, je l'ai acheté le lundi soir à la sortie du RER. Je l'ai ouvert, par hasard à la page nécro, et j'ai fondu en larmes en découvrant l'avis de décès de mon pote. Sa mère n'avait pas retrouvé son carnet d'adresse et avait jugé que c'était le meilleur moyen de prévenir ses amis. J'ai même prononcé son oraison funèbre lors de ses funérailles. Il me manque, il était intelligent, drôle et subtil.

Ce soir, alors que je zappe entre une merde sur TF1 et un reportage déprimant sur Arte, le choc. Dans le reportage d'Arte, un allemand sosie parfait de mon copain Olivier. Tout. Le visage, la calvatie plus que naissante chez un jeune trentenaire, les yeux, la taille, tout. J'en suis resté complètement choqué pendant une bonne minute, le temps de me ressaisir.

Merde, je vieillis, moi...