Au moment même où on m'annonçait le décès de ma mère, mardi soir, j'ai cru entendre les cloches de l'église de Saint-Germain en Laye sonner longuement. Il m'a fallu plusieurs secondes pour réaliser, entre deux pleurs, que j'entendais bien un carillon, mais j'ignorais pourquoi il sonnait. N'ayant ni écouté la radio, ni la télé, ni lu les journaux, ce n'est que plusieurs jours plus tard que j'ai appris l'élection de l'allemand Ratzinger à la papauté. J'ai alors entendu son premier discours, où toute personne ayant un cerveau normalement constitué et dotée de plus d'une once de culture générale décèlera une charge violente et non dissimulée contre le protestantisme. J'ai ensuite entendu évoquer sa première messe, entièrement prononcée en latin, véritable langue vivante de la jeunesse moderne n'est-ce pas... Je me suis ensuite rappelé que ce bavarois est anti-tout. Il est anti-communiste viscéral, anti-protestant, anti-pédé, anti-avortement, anti-contraception, anti-euthanasie, anti-préservatif, anti-islam, etc. Tout ce qu'il faut pour relancer l'ancrage de l'église catho dans son siècle. Effarant. Le pire du pire. Comment ose-t-on donner du "Sa Sainteté" à un si dangereux réac ?

Finalement, toutes les grandes organisations sont les mêmes, il n'y a pas que chez AOL-TimeWarner ou Marks et Spencer que l'on sait nommer un liquidateur comme patron... Allez, saluons donc ce rat chantant ; avec un peu d'effort, les églises européennes pourront bientôt rejoindre la ziggurat de Ninive, le grand bain de Mohenjo-Daro, la synagogue de Tomar au Portugal, Stonehenge, ou les superbes tombes vikings de Kunsbacka en Suède dans la liste des lieux de cultes antiques et désaffectés. Super non ? Go Ratzie, go !