Un troupeau de grenouilles de bénitier jeunes bourgeois très propres sur eux vachement pénétrés chantent des airs totalement minables, pendant que les prêtres incas curés de Paray-le-Monial racontent d'une voix désagréable qu'un certain "coeur de Jésus" serait apparu là au 17ème siècle pour lire à une religieuse un plan marketing. Tout le monde se payait sa tête jusqu'à ce qu'un jésuite trouve le dit-plan marketing pas trop con. Certains djeun-kathos sont agenouillés les bras en croix, d'autres pleurent l'air désespéré. Le brun du second rang ne regarde même pas du coin de l'oeil la super jolie fille, habillée strict comme une résidente de Saint-Sulpice, qui se trouve à côté de lui. Comme me disait Maria il y a des années, marrant comme les cérémonies chrétiennes ont l'air tristes comme des enterrements. Cela dure comme ça depuis plus de 40 minutes mais heureusement, je zappe continuellement sur la faune de l'Amérique du Sud sur France5, mais cette cérémonie de 15 août est scotchante comme la série télévisée sur le Néanderthal. J'ai l'impression d'un trou spatio-temporel m'offrant une vision du moyen-Âge.

D'un côté donc, la vie sociale du tamanoir, du tapir et de l'iguane vert, et de l'autre un remake moderne de Tintin et le Temple du Soleil.

Oui, fascinant.

" Ma première communion, c'est le jour solennel où j'ai compris que Dieu fond dans la bouche, pas dans la main. " - Pierre Desproges