Un jour, je partirai.
Parce qu'il le faut, parce que tout est faux.
Un jour, je te retrouverai.
Et tout deviendra beau.

Ce n'était que l'âme d'un petit matin,
l'expression triste d'un roman désolant,
quand l'âge ne tient plus le compte des ans,
et que le rien se substitue au bien.

Un jour, je me lèverai.
Parce qu'il le faut, parce que tout est faux.
Et debout, seul, je l'arracherai.
Et tout deviendra beau.

S'il n'était que le souhait d'un éden
léger des rêves improbables de cet enfant,
tout aurait pu être tellement différent,
aboutir au couronnement d'une reine.

Un jour, je disparaîtrai.
Parce qu'il le faut, parce que tout est faux.
Pour enfin dormir à jamais,
me fondre dans ce triste fardeau.