Juste pour refroidir les ardeurs de ceux qui espèrent un statut JEI :

  1. en octobre dernier, la Direction des Impôts nous accorde, sur recommandation directe du Ministère de la Recherche, le statut de Jeune Entreprise Innovante
  2. immédiatement, nous téléphonons au impôts et leur transmettons une demande écrite de remboursement des acomptes d'impôt sur les sociétés déjà versés
  3. un mois plus tard, on nous contacte pour nous demander un RIB... Bien entendu, la DGI a déjà nos coordonnées bancaires et ne nous avait pas dit qu'il faut un RIB mais c'est pas grave, on donne donc un RIB....
  4. un mois encore plus tard, on nous re-contacte pour nous dire que finalement tout ça n'est pas assez, et qu'il faut remplir le formulaure 2472 ou qqhose comme ça. Au même moment, la télé passe Les Douze Travaux d'Asterix et je repense avec émotion avec l'épreuve de lutte contre la bureaucratie. Bon, on remplit et fournit le formulaire.
  5. vendredi dernier, soeur anne ne voyant toujours rien venir, nous contactons les Impôts. Qui avouent ne pas savoir ce qui se passe et promettent mordicus croix de bois croix de fer de nous rappeler aujourd'hui lundi
  6. aujourd'hui lundi, toujours pas d'appel des Impôts, nous appelons donc encore une fois. Pour apprendre que le Receveur a bloqué le payement et exige de disposer de la liasse fiscale 2005, le bilan de l'exercice, pour débloquer. Il m'avoue au téléphone ne s'occuper de l'Impôt sur les Sociétés que depuis récemment - ce dont je me fous, est-ce que lui il s'occupe si ma comptable est jeune dans son poste ou pas ? - et surtout NE PAS AVOIR LU L'INSTRUCTION D'APPLICATION DU DECRET JEI NI LE DECRET JEI LUI-MEME avant de prendre sa décision de blocage.

J'envisage désormais sérieusement:

  • de porter plainte contre la DGI au Tribunal Administratif
  • d'exiger des pénalités de retard aux taux en vigueur
  • d'écrire au Ministre de la Recherche pour lui expliquer comment le statut JEI est appliqué...

Et encore, je vous passe les détails de l'application du statut JEI avec les URSSAF parce que c'est encore pire. Un merdier innommable. En attendant, le pognon de la société est dehors, et il ferait du bien dedans.