• des flopées de demeurés qui roulaient dans Paris et sur l'autoroute A13 comme des fusées vers 20h45, grillant les feux rouges, faisant des queues de poisson, tournant sur les chapeaux de roue, manquant d'écharper les piétons qui ne traversaient pas assez vite, et tout ça pour ne pas rater le début du match.
  • 21h03, pas un seul homme dans les rues de Saint-Germain en Laye ; par contre, pas mal de nanas qui se balladent, en général jeunes, souvent jolies. Visiblement la soirée foot/bière du copain/mari ne leur plait pas trop...
  • un voisin qui a accroché un énorme drapeau français à sa terrasse
  • un match fade (si, si, je l'ai vu en grande partie, mon fils aîné était scotché à la télé...), pas beau, avec un penalty très suspect pour les français, des chiqués monstrueux de la part des portugais, un public français minable qui sifflait le jeune Ronaldo dès qu'il avait la balle (il est trop bon, trop dangereux alors faut le démoraliser un peu hein), une attaque française défaillante. En fait, seuls deux gars ont bien joué : les deux goals.
  • des troupeaux de boeufs hydromicrocéphales qui ont klaxonné jusqu'à près de quatre heures du matin dans tout Saint-Germain en Laye en hurlant "on est en finale" ou "on a gagné".  Certains ont poussé jusqu'à prendre leur voiture exprès et faire le tour du quartier en boucle. Embouteillages à StGermain en Laye à 23h00 en semaine, on croit rêver.
  • gigantesque fiesta à la Fête des Loges, bien entendu :-( Déjà que les milis du Camp des Loges et leur familles sont en temps normal obligés de prendre leurs vacances en juillet tellement le coin est insupportable de bruit et nuisances, hier soir ça a du être le pompon (pompompidou me glisse ma mauvaise conscience desprogienne).
  • des heures de discussions de comptoir de bistro ce matin
  • plusieurs morts et blessés en tous genres
  • un sombre abruti se gargarisant devant les caméras avec des propos les plus "france d'en bas" possibles et persuadé que "pendant qu'ils pensent football, ils ne pensent pas à moi ; et si on gagnait, je peux me relancer dans la course à l'Elysée"

Maintenant, c'est clair j'espère : non, je n'aime pas le footbal, en tous cas pas celui-là. Vivement lundi matin.