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Giulliani se lache sur Libé

Un certain photobiker m'a envoyé récemment un mail du style "bah alors qu'est-ce que tu fous, tu lui as toujours pas répondu ?" après avoir découvert cet article sur Libération. Comme j'ai un respect certain pour ce photobiker dès lors qu'on n'est pas dans le cadre d'une revue de code dans le style engine ;-) je vais ici commenter les propos de Giulliani...

La mairie de Paris accueillait, le 26 juin, la manifestation «Paris Capitale du Libre». Ainsi le mythe libertaire des logiciels à code ouvert, improprement appelés «libres», vise-t-il désormais, au-delà des milieux experts, à gagner le coeur du grand public. Enfourchant la thématique à la mode de la gratuité communautaire, il lance un message à tous : l'informatique ne doit pas s'insérer dans l'économie, c'est une liberté de plus et rien d'autre. Ce discours est un mauvais coup porté à l'accès du plus grand nombre à l'informatique, un contresens dangereux pour l'industrie européenne et française du logiciel, une véritable incitation aux délocalisations des services informatiques hors d'Europe.
Ceci est un paragraphe introductif et je serai presque tenté de ne pas répondre au "mythe libertaire". Pareil, j'attends de lire plus bas pourquoi le logiciel libre est mauvais et dangereux.
L'ouverture des codes informatiques peut être utile à la recherche, et le travail communautaire peut parfois contribuer à certains progrès technologiques ; mais peut-on durablement faire abstraction des enjeux économiques et notamment se mettre en marge du droit de la propriété intellectuelle ? Y a-t-il vraiment un avenir pour une «alterinformatique libertaire» où le travail de création serait gratuit ? La liberté se réduit-elle à la gratuité ?
Soyons clairs en ce qui concerne la propriété intellectuelle, puisque l'auteur semble se projeter dans un futur encore hypothétique dans lequel les brevets logiciels existent : donc nous n'avons pas de brevets logiciels et nous ne somme pas pour autant dans une jungle de non-droit en ce qui concerne le logiciel. Le dépôt à l'INPI - que j'ai moi-même pratiqué - permet de comparer des codes et chercher des similarités, des plagiats, des copies.
De plus, je ne sais si la liberté se réduit à la gratuité, mais la gratuité est certainement le meilleur ferment de l'égalité...
Le principe de la propriété intellectuelle est l'un des fondements de nos démocraties et de nos économies, qui doit être garanti et protégé. La charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen le rappellent solennellement. Remettre en cause ce principe est suicidaire dans un contexte de compétition mondiale accrue.
Je ne le lui fais pas dire. Donc ne remettons pas en cause l'équilibre actuel, pas besoin des brevets sur les logiciels.
Or les propos de R. Stallman, le pape autoproclamé du logiciel libre, sont à ce titre édifiants : «Le logiciel propriétaire est immoral et ne doit pas exister...»A la question : «Comment les entreprises développant des logiciels libres peuvent-elles vivre de leurs programmes ?»Il a même commis la déclaration historique suivante : «Cette question ne m'intéresse pas, moi je suis contre la société de marché...»
Ah oui, là évidemment, si RMS a vraiment tenu ses propos, c'est consternant. S'il les a en plus tenus dans le cadre de Paris-Libre, c'est un repoussoir ultime. Soyons encore plus précis : s'il a vraiment tenu ces propos dans l'enceinte du Palais-Bourbon, RMS est sans aucun doute fidèle à ses convictions mais il est dangereux. Les épouvantails sont dangereux.
J'irai plus loin : tout le reste de l'article de Jean-Dominique Giullani ses erreurs potentielles sont pardonnables si RMS a vraiment dit ça.
Si l'Europe et la France veulent disposer d'une industrie du logiciel, qui génère les revenus et les emplois de demain, il faut, au contraire, en conforter les bases et permettre le développement de capacités de production de ces nouvelles «oeuvres de l'esprit». Un programmeur qui invente des solutions a le droit d'être rémunéré en conséquence par la commercialisation de son invention. Il n'est pas obligé de les partager. Il faut donc protéger d'urgence les oeuvres de l'esprit que sont les logiciels, en France et en Europe.
Allez, je vais choquer : je suis entièrement d'accord avec lui. La liberté, c'est aussi la liberté de ne pas partager. Sinon, ça s'appelle le kholkoze ou le kibboutz. Là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'il semble croire qu'on ne peut pas vivre du logiciel libre.
La réalité commerciale de l'industrie du «logiciel à code ouvert» est simple : au lieu de dépenses d'équipement en logiciels prévisibles, permettant l'amortissement maîtrisé d'investissements importants, elle reporte la dépense sur les services nécessaires au «bidouillage» des logiciels «ouverts». L'expérience prouve que ces dépenses donnent lieu à de multiples rallonges, puisque le fruit de ce travail n'est pas «stabilisé», et ne s'insère pas dans une relation économique normale qui en garantit la sécurité juridique et opérationnelle. C'est ainsi que le ministère des Finances français vient de signer avec fierté le plus gros contrat au monde de maintenance informatique sur logiciels ouverts, pour un montant de 39 millions d'euros. Ce qui fait de ces «logiciels gratuits» les logiciels les plus chers de l'histoire ! Transmettons au Parlement et à la Cour des comptes qui apprécieront, sur la durée, la pertinence de l'expérience.
Ah, d'abord il parle ici de "code ouvert". Donc d'Open-Source et pas de libre. Ensuite, je suis content d'apprendre que Nvu est du bidouillage de logiciels déjà existants. Je crois là que Giulliani a péché par colère, et aurait mieux fait de se documenter sérieusement avant d'écrire. Remarquez ce n'est pas dramatique, moi aussi j'écris avec mes tripes. Mais pas dans Libération !
Au fait, rien n'empecherait le Minefi d'avoir des informaticiens dignes de ce nom et de ne pas se faire baiarnaquer sur des prestations de services hors de prix, hein ?
Le logiciel «libre» n'est donc pas vraiment libre. Poussé par les multinationales du service informatique, grandes consommatrices de crédits de maintenance et de développement, «l'open source» vise maintenant les administrations publiques, vaches à lait bien commodes dans un secteur où la concurrence est rude. Il serait naïf que les administrations pensent qu'elles acquièrent une indépendance à l'égard des éditeurs de logiciels alors qu'elles sont bien plus dépendantes des sociétés de services.
Encore une fois, je suis d'accord, mais pas pour les raisons qu'il cite : le libre n'est pas libre puisqu'il n'autorise pas la liberté de construire du pas-libre dessus. Quant aux vaches à lait, c'est faux : le terme exact est "pigeons".
D'une dépendance à l'autre, chacun choisira. Mais préférer la solution qui obère le développement d'une véritable industrie européenne du logiciel est fort peu judicieux. Privilégier le service sur la création, c'est comme choisir de construire des stations services et ignorer l'industrie automobile. Préférer les services, c'est aussi favoriser les délocalisations.
Clairement Giulliani ne pense même pas que du logiciel libre ou Open-Source puisse être INVENTE en France... C'est sympa pour les quelques fêlés dans mon genre ou du type de Ludovic Dubost ou encore Paul Rouget.
L'activité de création des logiciels est fondée sur la recherche et peut donc être davantage «fixée» sur un territoire. L'activité des services informatiques peut être réalisée n'importe où, spécialement là où la main-d'oeuvre est moins coûteuse. IBM, par exemple, annonçait en juillet 2005, l'embauche de 14 000 personnes en Inde en même temps que ses plans sociaux européens. Mais elle n'a aucun projet semblable du côté de l'édition logicielle car «déplacer des usines de conception d'un logiciel est très difficile».
Ridicule. J'étais ingénieur logiciel dans l'équipe de développement américaine de Netscape. J'étais basé à Neuilly-sur-Seine. La R&D logicielle est parfaitement aisée à déterritorialiser justement. Mais nos gouvernants sont infoutus de comprendre que pour écrire du logiciel, il suffit presque d'un bureau, une chaise, une bécane, et une connectivité. Quant au propos sur IBM, il faut peut-être rappeler qu'IBM n'est plus QUE une société de services...
Par ailleurs, la sécurité informatique est devenue un enjeu considérable dans nos sociétés. Nous avons besoin de produits bien définis, connus, garantis, qui engagent la responsabilité d'acteurs économiques stables. Nous devons aux citoyens la sécurité des échanges sur l'Internet. Cela exige des procédés de plus en plus sophistiqués, qui coûtent très chers, et ne peuvent être financés que par de vrais éditeurs qui savent ensuite les commercialiser au profit du plus grand nombre.
Wow. Windows, combien de trous ? Office, combien de trous ? Euh, combien de trous par semaine dans Internet Explorer ? Non sérieusement, pas un seul connaisseur un peu sérieux des logiciels informatiques ne peut affirmer que le libre n'est pas plus sûr que le propriétaire sans mentir effrontément.
Le véritable défi à relever, c'est celui de la diffusion la plus large possible de l'informatique dans notre économie pour en accroître la compétitivité et les performances. En particulier, dans les petites et moyennes entreprises. Dans ces conditions, promouvoir le logiciel qui n'a de libre que le nom est une mauvaise action économique. Nul travail intellectuel n'est gratuit et tout travail mérite salaire. Ne nous laissons pas entraîner par la mode ultralibertaire dans des domaines aussi stratégiques que l'industrie du logiciel.
Il est parfaitement vrai que le logiciel libre n'existe pas. Le créateur d'un tel soft est payé ailleurs. On ne vit pas d'eau fraiche et d'air. Le créateur de logiciel libre est souvent employé d'une entreprise de logiciels ou hardwares propriétaires. Ce n'est pas mentir que le dire.
Et il est parfaitement exact que le modèle de RMS est ultralibertaire. N'en déplaise à ceux qui vont encore me prendre pour un blasphémateur.
Ce serait sacrifier l'économie du savoir au motif d'une prétendue liberté qui prend le risque de la mort de nos industries du futur. Derrière les illusions, la réalité serait beaucoup moins belle.
Meuh non, waaaahaha la grandiloquence mal documentée. Le libre n'a aucune chance de tuer le propriétaire au nom de la liberté, ce qui serait effectivement inadmissible. Le libre finira par secouer fortement - mais jamais tuer à mon avis - le propriétaire au nom de la qualité, et ça c'est parfaitement noble et acceptable.

Comments

1. On Thursday 6 July 2006, 08:41 by Dam

Moi je persiste à penser que cet article est une commande du service IT de libé pour faire un test de charge pour la nouvelle feature web42.0 que sont ... les forums.

2. On Thursday 6 July 2006, 08:45 by jmfayard

@Glazman
%%
Question : Comment les entreprises développant des logiciels libres peuvent-elles vivre de leurs programmes ?

RMS : Cette question ne m'intéresse pas. Moi, je suis contre la société de marché. Je dis : tant qu'on respecte les libertés des autres, on peut faire du commerce. En revanche, si vous développez un programme mais que vous avez peur qu'on vous emprunte des idées, alors, ne faites rien !
%%
www.01net.com/article/167...


Je me rappele qu'il y a quelques années à peines, Lionel Jospin en visite à Londres avait réeussi à faire répéter à Tony Blair son slogan "oui à l'économie de marché, non à la société de marché". Avec Stallman, ca fait donc 3 épouvantails ultra-libertaires.

3. On Thursday 6 July 2006, 09:04 by Arnaud

"Préférer les services, c'est aussi favoriser les délocalisations."

Alors la je ne suis pas mais alors pas du tout d'accord. Je pense même le contraire. On ne saura que difficilement ou a été codé un logiciel propriétaire.

En revanche il est plus facile de savoir d'ou vient la personne qui nous fera un formation, du consulting ou autre.

Et puis si l'Indien est meilleur que le Français dans son domaine, je vois pas puorquoi on ne le ferai pas travailler. On est d'accord pour envoyer des sacs de riz mais pas pour faire travailler.

4. On Thursday 6 July 2006, 10:16 by munduruku

au risque de me répeter, il y a chez l'homme de sources de créations de valeur: par spécialisation (c'est le taylorisme, etc.) et par mutualisation (assurance, mais aussi fonctionnaire etc.)

La création de valeur par mutualisation échappe le plus souvent aux lois du marché, en informatique c'est le continent du libre... (beaucoup développé par des fonctionnaires, amusant non ?)

5. On Thursday 6 July 2006, 10:18 by Julien

@glazou: globalement d'accord; on peut ne pas être d'accord avec RMS, mais aussi reconnaître qu'il est nécessaire..

@Arnaud: l'indien est surtout moins cher (pour combien de temps ?)

6. On Thursday 6 July 2006, 14:01 by Sporniket

"le libre n'est pas libre puisqu'il n'autorise pas la liberté de construire du pas-libre dessus"

Cette remarque montre la limite du langage quand on veut une formule choc ("logiciel libre" ici). En effet le "logiciel libre au sens de la Free Software Fondation", c'est un peu moins sexy, et c'est plus fatiguant.

Pour en revenir à ta phrase, qui devient si on veut être précis -et sous réserve d'avoir compris ta véritable pensée- "le libre (au sens de la Free Software Fondation) n'est pas libre (au sens général) puisqu'il n'autorise pas la liberté de construire du pas-libre dessus", c'est tout à fait exacte, puisque, c'est une Lapalissade mais c'est la conséquence d'une formulation précise, le logiciel libre au sens de la Free Software Fondation est libre au sens de la Free Software Fondation, pas plus certes, mais pas moins.

Et que signifie "libre au sens de la Free Software Fondation" ? C'est la garantie pour ***l'utilisateur*** du logiciel de pouvoir exercer les quatres liberté. En toute logique, cette garantie empêche ***le développeur*** de garder secrete ses améliorations approté à un logiciel sous license GPL si il décide de diffuser le résultat.

(au passage, je ne te blame pas de dire "logiciel libre", tout le monde même moi utilise cet abus de langage, et je dirais que la faute en revient à l'initiateur du concept -sans parler des problèmes de traduction-. Mon commentaire , c'est juste histoire de dire que si tout le monde utilisait des formulations précise pour exprimer le plus fidèlement sa pensée, il y aurait moins de malentendu, et donc moins de trolls. Ceci dit, le problème de la formulation exacte, c'est qu'elle est en générale verbeuse...)

PS:rougnougnou de captcha !!!

7. On Friday 7 July 2006, 12:37 by palpatine

"le libre n'est pas libre puisqu'il n'autorise pas la liberté de construire du pas-libre dessus"


Bein, c'est la licence BSD, et c'est reconnu par la FSF comme tout à fait libre ; tout comme bon nombre de licences, il n'y a pas que la GNU-GPL dans la vie, et c'est tout à fait revendiqué.


En revanche, d'un point de vue technique, ça ne marche pas (mis à part pour l'imposition des sockets, peut-être). Les *BSD n'ont jamais vraiment percé (à part quelques réussites comme Yahoo !), et dans l'industrie, c'est Solaris et HP/UX qui ont été largement déployés, alors qu'ils étaient de très loin inférieurs. En embarqué, alors même que BSD avait ses qualités, on lui a préféré Linux dès la version 2.4 (pourtant inférieure techniquement). Depuis la version 2.6 du kernel Linux, la question ne se pose plus, l'écart est beaucoup trop grand.


C'est justement là le point sensible : faire du non-libre sur du libre, ce n'est pas "jouer le jeu", et réellement donner son développement au voisin (en gros, on développe, et l'autre récupère et ferme tout sans rien reverser, m$ et les sockets, par exemple), tandis que la GPL oblige le développement communautaire, chacun construit et profite. Si tout le monde était bon et vertueux, la licence BSD serait très largement suffisante, et on ne fermerait par exemple le code que pour les projets très sensibles, de type militaire, par exemple. Mais lorsque l'on voit les nombreuses infractions à la GPL, pour des projets assez simples (des modem dont je tairai le nom [pas free, eux ils jouent serrés, mais sont dans leur droit], des platines divx, etc), on se dit qu'il n'est jamais de trop d'obliger à être libre. Le code que je produit, je ne voudrais pour rien au monde qu'il finisse revendu sous forme de véritable piratage éhonté ; le droit aux oeuvres par son auteur est important, en GPL, il ne faut pas croire... Et les systèmes de double licences ont largement fait leurs preuves pour les cas particuliers (Qt et MySQL étant les 2 grands exemples).


En tout cas, c'est Linux qui réussit le mieux, malgré sa licence a priori hostile à l'entreprise, mais qui finalement, dès qu'elle y réfléchit, y trouve son intérêt dans une politique moins égoïste et plus communautaire. Linus Torvalds se moque complètement du libre/pas libre et de la politique (le second impliquant le premier), s'il a choisit la GPL, c'est pour raison technique, et après avoir intégré l'industrie jusque dans ses couches militaires, ce que BSD en plus de 25 ans n'a jamais réussi à faire (c'est simple, la plupart n'en ont même pas entendu parler, sidérant), force est de constater, alors même que le noyau possède plusieurs milliers d'options, ou qu'il est totalement préemptif avec un ordonnanceur en O(1), que l'ami Linus avait largement raison...

8. On Saturday 8 July 2006, 01:05 by dark vador

Le journaliste de Libé n'étant pas dans l'informatique jusqu'au cou, cela m'étonnerait qu'il comprenne tout.

De surcroit handicapé, si dans journal de gauche, pour parler entreprise (idem pour journal de droite, pour parler salarié).

On peut voir RMS en libertaire politique (mais bon, aux USA, à part les démocrates ?) : mais si mes souvenirs sont bons, alors au MIT, quelques entreprises privées piquèrent du logiciel à RMS, pour en tirer les bénéfices. Et c'est comme cela que la GPL est née.
Internet a fait le reste, rendant possible un développement collaboratif, avec certains avantages quant à la qualité (comme un scientifque publie ses papiers, étant rémunéré par un autre moyen : la valeur de son travail est une avancée scientifique, pas de pisser du code).

Maintenant il y a le modèle économique et la rentabilité : pas évident. Beaucoup d'utopie comme jusqu'au dotcom crash de 2000 : on a vu ce que cela a donné. Mais il ne faut pas baisser les bras : les premiers arrivés seront les premiers servis, ou les premiers ruinés ...

En attendant l'informaticien de base, il faut bien qu'il gagne sa vie; et donc les développeurs XUL / Mozilla pas facile à trouver : je suis sûr qu'un indien peut faire aussi :-), à condition de pouvoir se payer la connection internet ...

9. On Tuesday 11 July 2006, 07:15 by v_atekor

"Il est parfaitement vrai que le logiciel libre n'existe pas. Le créateur d'un tel soft est payé ailleurs. On ne vit pas d'eau fraiche et d'air."

Tu confondrais ici libre et gratuit ?

10. On Tuesday 11 July 2006, 07:19 by Daniel Glazman

Si, je confonds parfaitement et volontairement. Marre des clochers à la RMS.