Pronétaire peut-être, copieur sûrement ?
By glazou on Saturday 26 August 2006, 18:59 - Franchouillardises - Permalink
Joël de Rosnay a encore frappé, et des journalistes ont encore raté une occasion de faire leur boulot : en gros, de Rosnay vient de réussir à faire passer une copie parfaite du concept de Slashdot pour une innovation méritant reconnaissance. Je me demande qui est le plus à blâmer, Rosnay ou ceux qui avalent sans commentaire son blabla.

Comments
Je ne connaissait pas slahdot, mais agoravox m'a bluffé... outre le principe, qui n'est pas extremement novateur, j'ai apprecié la fonction de lecture des articles, via la synthese vocale ! c'est simple, mais excellent ! et je n'ai pas vu (mais je l'ai peut etre loupé) le meme fonction sur slashdot
Oui, enfin, slashdot c'est "news for nerds". des sites comme ça sur l'info, c 'est vrai que c'est courant. Linuxfr, gnt(à ses débuts)...
Les auteurs de Linuxfr avaient même tenté ce qui aurait pu devenir ce qu'est agoravox avec tribunelibre.org, mais il est décédé. tribunelibre.org/
Agoravox est donc pionnier par le fait que c'est des news généraliste, et que ça a dépassé le stade de preuve de concept.
Il leur manque le système de vote des commentaires, une validation un peu plus strict, et ça en fera un site agréable.
De toute façon, l'histoire ne retiendra que les gagnants, malheur aux vaincus. Si agoravox est le premier journal "citoyen" (j(aime pas ce mot) qui fait de l'audience digne d'un vrai journal, alors il sera pionnier.
Quant à De Rosnay, il développe son concept, n'invente pas la poudre mais l'organise de façon à se poser en leader du web 2.0 D'autres l'on fait dans d'autres domaines, ils sont devenus des références pour pas cher
Y a comme ça des carrières qui se jouent au pipotron et RP, avec force livres et itw. Une fois le point critique atteint, on est alors demandé pour des confs, c cool.
Précision importante : Slashdot ne publie que des brèves (un petit paragraphe) servant à envoyer les lecteurs sur autre site, alors qu'Agoravox publie de véritables articles, autrement plus longs, et sans vocation à rediriger l'audience.
Pronétaire ? Rosnay tire le terme d'un jeu de mot pas bien malin fait avec "prolétaire" (on avait compris). Le plus intéressant est que le prolétaire vient du latin "proles", la descendance. Au sens marxiste, un prolétaire est un homme qui ne possède, pour seule richesse, que ses enfants (justifiant ainsi, pour les initiés du IIIe livre du Kapital et de Emmanuel III réunis, la théorie de l'homme-castor).
Rosnay le sait bien et, pour accroître son capital de pronétaire, il est prêt à adopter tout et n'importe quoi.