Du commerce, du beurre, et de l'argent du beurre
By glazou on Tuesday 19 September 2006, 17:39 - Franchouillardises - Permalink
J'adore quand l'industrie du cinéma veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en vouant aux gémonies la copie illégale, responsable selon eux de la chûte des ventes de DVD. La vérité est certainement BEAUCOUP plus simple que ça : le prix des DVD est trop cher, exactement comme le CD musical est trop cher.
Le disque lui-même, la galette, coûte des clopinettes. La gravure également. Le boîtier peanuts. Seuls le flyer, l'impression sur la galette, et la navigation dans le DVD coûtent un peu, mais le total reste ridicule comparé aux prix de vente unitaires. Les marges sont tout simplement colossales.
La conclusion est simple : à trop tirer sur la corde, elle se romp... Et pourtant tout le monde les prévient depuis longtemps. Et donc c'est assez malvenu de venir ensuite pleurer parce qu'on a trop tiré sur la corde.
Dans le même registre, il semblerait que le gouvernement français continue à prendre les gens pour des cons. Et il a tort... Quand un gouvernement prend les gens pour des cons, cela finit tôt ou tard comme ça.

Comments
Tu oublies juste le prix du contenu : il faut payer les acteurs, les auteurs, le réalisateur, les eclairagistes, etc..
Il n'empeche que c'est beaucoup trop cher, surtout parce que les films sortant en DVD sont surement déjà amortis...
Non, je ne les ai pas oubliés : ils sont déjà largement rémunérés sur le film en salle. De plus, les films les plus amortis du monde ne sont pas moins chers que les autres.
hahaha, c'te révolutionnaire, excellent
Oui, l'industrie du disque est en danger.
Les gens n'aiment plus ni la musique, ni les films de merde: il faut faire quelque chose.
Daniel, tu oublies le prix astronomique des places de cinoche. A Paris (en tout cas vers Bercy), on est passé depuis juin de 9.40 à 9.80 ! (en deux fois).
A ce prix-là, on a intérêt à être sûr de ce qu'on va voir, parce ça fait cher l'erreur. Suggestion aux exploitants de salle : fournir un petit tube de lubrifiant avec le ticket...
10 euro le ciné, cela devient le prix critique où on ne va plus au cinéma pour découvrir mais parce qu'on est convaincu que c'est LE film.
la carte d'abonnement (et toutes les dérives) devient obligatoire si on aime le cinéma.
concernant Budapest, le dirigeant ne disait pas simplement que LUI il mentait, mais que son parti avec "merdé" en mentant sur les réformes douloureuses jugées obligatoires
un peu comme le PS en france et l'ump etc.
et non, je ne pense pas que pour autant le "peuple" (quel peuple?) se doit de manifester la démission en compagnie de nationalistes et de néo-nazis _Affichés_
tout cela est un spectacle, un jeu, une morbide mascarade.