En 1983, je passais le bac. En 1983, c'était les 15 ans de Mai 1968 et les étudiants avaient manifesté un peu, beaucoup. Les lycéens avaient pris part à la manifestation et le message passé du Rectorat de Paris/Créteil/Versailles au Lycées était que le Ministère avait fort peu goûté cette participation des lycéens aux manifs et allait leur en faire voir.

Et ben on a vu... Le bac a été atrocement difficile cette année-là, volontairement. Il a fallu que les notes soient réhaussées en catastrophe tellement même les "grands" lycées parisiens avaient des scores minables. Vraiment minables. J'ai eu un bac juste passable, avec des notes de maths et physique ne reflètant pas du tout mon année de terminale C. J'étais préparé pour un Bac C, pas pour une pâle de Math Sup...

Tout ça pour arriver à un petit rappel utile : parler de mai 1968 maintenant, c'est aussi annoncer la cata des manifs de mai 2008, pour les quarante ans, la dernière manif décennale à laquelle les mai-soixante-huitards pourront participer dans la force de l'âge avant d'atteindre l'âge et perdre les forces. Il est vraisemblable que le pouvoir - qu'il soit de droite ou de gauche - s'attend à quelques soucis. Et donc Sarkozy - qui a lu son petit de Gaulle illustré et n'a pas de Massu à Baden-Baden - joue logiquement sur la peur de la "chienlit". Normal, logique et je dirais même plus de bonne guerre. Certes, pas de la politique de haut vol, mais bon, on n'a que les politiciens qu'on mérite hein ?