Il me faut revenir sur cette histoire de Police de Proximité, charklée violemment par Sarkozy il y a cinq ans et réinstallée sous un nouveau nom et de "nouvelles missions" par Alliot-Marie aujourd'hui. Ne rêvons pas. Les nouvelles missions n'en sont pas. Sarkozy a enfin compris qu'il faut _tout_ essayer pour éviter le retour des émeutes banlieusardes, qui étaient acceptables quand il n'était que Ministre et pouvait alors se défausser sur le chef du gouvernement et le Président, et qui sont donc désormais inacceptables aujourd'hui. Donc manger son chapeau en laissant sa Ministre de l'Intérieur remettre en place ce que Sarko a sucré il y a cinq ans est un faible sacrifice.

Mais cela ne va pas assez loin. Je vais vous donner un exemple vécu : lorsque j'étais jeune adolescent dans les Landes, les CRS des plages géraient le CLJ de la ville, Centre Loisirs Jeunesse, pendant l'été. Le CLJ disposait de la salle des fêtes, avait des tables de ping-pong, des tatami de judo, des voiliers, organisait des fêtes, des sorties, des excursions. Les jeunes étaient canalisés voire contrôlés, ils avaient un point d'ancrage dans la ville. Les meilleures vacances de ma vie d'ado. Tout cela a disparu, charklé par un maire RPR. C'était stupide, totalement. La consommation alcoolique des jeunes a là-bas augmenté immédiatement l'été. Le trafic de came aussi. Les nuisances sonores ont été distribuées, puisque les ados n'étaient plus tous au même endroit. Un échec minable.

C'est la manière de penser qu'il faut changer à l'UMP. L'Humanisme ne doit pas être QUE l'apanage de la gauche, et les solutions innovantes ne doivent pas être rejetées au seul motif qu'elles amènent des fonctionnaires de police a faire du "social". Marrant, mais quand les pompiers font plus, BIEN plus qu'éteindre des feux, on ne dit rien. Du social, ils en font. Des tonnes. C'est le gaullisme - avec l'assentiment des communistes - qui a créé les ghettos que nous connaissons, en général en les isolant des les muncipalités communistes.

Que les héritiers du gaullisme assument donc enfin et cherchent une solution qui ne soit pas (que) une matraque. Point.