J'ai posé plusieurs questions lors du forum Netxplorateur quand le sujet des discussions m'intéressait :

  1. j'ai rappelé à Bernard Charles qui parlait de la diffusion d'odeur par Internet que cela existait depuis longtemps :-)
  2. je lui ai dit que je trouvais que les étudiants scientifiques français n'étaient ni formés ni soutenus à l'entreprenariat et je lui ai demandé si son entreprise avait des procédures de détection, aide, etc. Le sujet et la question ont semblé beaucoup lui plaire.
  3. je suis intervenu face au discours hallucinant de Denis Olivennes (oui oui celui de la Commission Olivennes) qui avait juste oublié dans sa présentation de parler des revenus de la taxe sur la copie privée !!! Vu les montants en jeu, c'est incroyable. J'ai également signalé que je considérais que le logiciel comme une oeuvre à soutenir et je demandais que les taxes venant d'entreprises comme la mienne, qui se servent des disques dur externes pour du stockage et du backup mais pas pour de la copie de musique ou films, servent à dynamiser le secteur du logiciel. De nombreuses personnes sont venues me voir à la fin de cette session pour me dire que j'avais raison et que le discours d'Olivennes était intenable voire, je cite, qu'il donnait l'impression qu'Olivennes ne dirigeait sa Commission que pour sauver la Fnac, fin de citation. (nota bene : oui je me suis endormi comme un loir pendant cette session, fauteuil de sénateur et chaleur ont eu raison de moi, mais j'ai parfaitement entendu, yeux clos, les propos d'Olivennes).
  4. J'ai à cette occasion, et pour parler de l'industrie du disque et du film, rappelé trois choses :
    1. comme disait Pierre Desproges, ayons une minute de silence pour nos amis des arts et du spectacle qui n'ont aucun travail sous prétexte qu'ils n'ont aucun talent. Comme dans tout art, tout le monde ne vend pas, tout le monde ne touche pas le coeur et le porte-monnaie des gens.
    2. laissez toujours le disque et le film développer des protections, elles seront cassées bien plus rapidement qu'elles ne sont développées
    3. j'ai rappelé que les DRM touchent au délire avec le site de téléchargement de Sony, qui impose d'aller à la boutique du coin acheter une carte en plastique avec un code à fournir au site Web (si, si!) et disposant d'un grand total de TRENTE-SEPT albums à télécharger... Wow, ça c'est du click and mortar !-)
  5. l'intervention du représentant de Facebook a été hallucinante. Au lieu de présenter Facebook en détail à un groupe hyper-ciblé de CEO et DRH, il a focalisé uniquement sur Beacon et son premier transparent était titré "Privacy". Bref, il a déçu tout le monde sans convaincre le moins du monde sur la "Privacy" en question. Je lui ai donc demandé, avec force et répétition je le reconnais, pourquoi je ne pouvais que désactiver mon profil et pas le supprimer, au mépris de mon droit de citoyen européen à faire supprimer les données me concernant. La réponse du gars a été pour le moins tournant autour du pôt jusqu'à ce qu'il dise qu'enfin Facebook depuis quelques jours acceptait de supprimer les profils, ce que j'ignorais. MAIS ne notifiait aucun des profils "désactivés" directement à ce propos. Il a également précisé que le processus se fait par le web mais envoie un mail à Facebook. Ce qui veut dire que c'est traité manuellement et donc non instantané. Voire non traité... Je considère donc avoir eu parfaitement raison de poser ma question comme je l'ai posée, Facebook se foutant clairement de plus en plus de la gueule de l'internaute : d'après ce gars de Facebook, je cite, "la vaste majorité de nos usagers qui ont désactivé leur profil le réactivent un peu plus tard". Facebook, l'exception mondiale du Web, le seul service en ligne dont les gens se désabonnent pour se réabonner. Ben tiens !!!

Le Forum Netxplorateur édition 2008 a été une belle réussite. Une organisation presque sans faille pour une première édition d'un évènement de cette taille dans un tel lieu, des invités prestigieux, des sessions de haut niveau pour décideurs et RH, le tout dans des locaux superbes au centre de Paris. Chapeau bas pour Martine, Thierry et toute leur équipe qui achèvent en beauté un an et demi de travail sur le sujet.