Vendredi, un spectateur du Forum Netxplorateur m'a demandé, dans la salle des pas perdus, comment on pouvait aider la création d'entreprises de high-tech en ce moment sachant que les caisses de l'Etat sont vides. C'est une excellente question et la réponse est bien entendu qu'il faut faire à volume constant. Je ne prétend aucunement fournir ci-dessous "la" solution ; j'ai juste essayé de cogiter un peu et trouver une piste possible, quelque chose qui fasse avancer la discussion s'il s'avère que c'est inimplémentable en l'état. Je vous le livre tel quel :

  1. prélever la part de la taxe sur la copie privée sur des disques durs externes, clefs USB et CD/DVD vierges venant des entreprises et l'affecter à un fond spécial géré par OSEO ; les entreprises n'utilisent pas ces matériels pour de la copie d'oeuvre musicale ou cinématographique mais pour des backups, des extensions d'espace disque et pour la mobilité de leurs employés, il est donc légitime que la taxe n'aille PAS à la SACEM et consorts. La part prélevée sur les individus ne serait pas impactée et continuerait à alimenter la SACEM et autres rapaces.
  2. ce fond serait chargé de financer des projets technologiques (hardware, logiciel, électronique, signal, réseaux, etc.) obligatoirement portés par des étudiants venant de terminer un cycle d'études depuis par exemple moins d'un an.
  3. ces projets seraient soumis à OSEO par les Universités, Grandes Ecoles, etc d'appartenance de ces étudiants en fonction de leur viabilité industrielle, de leur capacité à immédiatement décrocher le statut JEI ainsi que de leur capacité à déposer des brevets valorisables.
  4. si un financement est accordé à un projet soumis de cette manière, les 4/5èmes de la somme allouée iraient aux porteurs du projet, et 1/5ème au département d'origine du projet dans l'Université, Grande Ecole, etc pour inciter ces départements à soumettre des projets.
  5. la soumission de projet par ces départements serait effectuée après un passage dans une commission d'évaluation locale à l'établissement. Pourraient y participer : responsables du département en question, responsable du stage/projet, professeurs d'économie, Junior Entreprise, Direction de l'établissement, et enfin Business Angels ou Capitaux Risqueurs ou Industriels liés à l'etablissement soit par des anciens élèves soit par des liens directs.
  6. la formation à la création d'entreprise de high-tech, leur financement via des aides, exonérations ET recherche de capitaux privés devrait être inscrite comme obligatoire dans le cursus d'un Ingénieur