Après une grande conversation et quelques réflexions, je suis arrivé à la conclusion que l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne n'est pas un enjeu. Ce n'est pas non plus - pour ceux qui en parlent le plus - un danger ou une opportunité. Ni pour la gauche, ni pour la droite. C'est uniquement un outil électoral, et un outil assez fiable qui plus est. Il suffit de mentionner "Turquie" et "UE" dans une campagne pour voir les indécis plutôt à droite revenir à droite par exemple.

Pour les autres, rappelons-le tout de même, c'est la perspective d'une frontière de l'Union  avec

  • l'Irak, où la Turquie fait occasionnellement quelques incursions à peine controversées...
  • la Syrie, qui a comme l'Irak quelques mots avec la Turquie par exemple à propos de l'eau...
  • l'Iran, un pays calme...
  • l'Arménie, pays qui n'a aucun problème structurel surtout avec l'Azerbaïdjan voisin...
  • un micro-couloir frontière avec le dit-Azerbaïdjan (rappel aux néophytes :les langues turco-mongoles vont du grand Est jusqu'aux portes de l'Europe ; entre turc et azéri, c'est presque comme entre suédois et norvégien...)
  • la Géorgie, pays sans problème structurel également surtout avec ses minorités et le grand voisin russe...

Allons, allons, comme m'a soufflé mon interlocuteur sur le sujet, on a bien fini par se farcir la Grande-Bretagne, alors la Turquie à côté ça sera de la rigolade :-)