• Fiche 1.1
    • le principal point de blocage dans le déploiement du numérique mobile haut débit n'est ni technologique ni décisionnel ; il est économique et pas du côté que l'on croit... l'usage DATA de la téléphonie mobile en haut débit est réduit essentiellement à cause tout d'abord du coût très élevé des connexions données locales, du coût absolument prohibitif des connexions données en roaming ensuite ; les abonnements "DATA illimité" (comme aux US) doivent devenir la règle.
    • le second point de blocage majeur dans le déploiement du haut débit mobile est une clause des contrats des opérateurs pour leurs offres DATA : il est souvent interdit d'utiliser son téléphone mobile comme modem d'accès données pour son ordinateur portable ; cette clause devrait être interdite
  • Fiche 1.2
    • je crois qu'il est nécessaire de regarder l'expérience nord-américaine de diffusion de radio numérique par satellite ; Sirius et XM ; j'ai eu lors de mon dernier voyage professionnel aux US en avril dernier l'immense surprise d'avoir un véhicule de location équipé en radiodigitale satellite. Deux points sont à noter :
      • alors que je me trouvais en Californie du sud, j'avais accès à de nombreuses chaînes de radio québecoises, francophones... la radio numérique satellitaire à l'échelle européenne serait donc un élément important de diffusion de la francophonie
      • l'offre était énorme ; j'ai pu écouter longuement une radio mexicaine dédiée uniquement au tourisme, une radio canadienne d'informations scientifiques ; la diffusion satellitaire permet de franchir un pas quantitatif et qualitatif absolument colossal
  • Fiche 1.4
    • cette mesure entre en choc frontal avec toutes les taxes instituées sur les technologies numériques : disques durs, graveurs, carte mémoires, téléphones permettant la lecture de musique (presque tous désormais..)
    • la publication à l'été du décret d'application de la loi sur l'accessibilité des sites est un élément majeur, bravo ; je pense qu'il est nécessaire également de penser aux technologies qui doivent devenir accessibles. Exemple : les touches d'un téléphone portable doivent être gravées, lisibles par un aveugle.
    • il faut aider les handicapés pour l'acquisition des périphériques d'input (claviers braille, détecteurs de mouvement oculaire, etc.) et restitution (synthèse vocale, manipulateurs, ...) qui sont souvent un élément bloquant dans la capacité d'équipement ; si on peut "sponsoriser" l'ordi à 1€ pour tous, il faut penser à cela
  • Fiche 2.3
    • attention à un point important dans le cas du Web : la second phrase de cette fiche dit "Pourtant certains contenus et services présents sur laToile sont illégaux". Il faut peut-être dire "Pourtant certains contenus et services présents sur la Toile sont illégaux en France"...
    • un élément majeur à prendre en compte à mon avis impérativement est le suivant : l'ajout de contact dans les systèmes de messagerie instantanée... Parent moi-même de deux jeunes garçons qui sont bien les fils de leur geek de père, je souhaiterais que les outils d'Instant Messenging  :
      • disposent obligatoirement d'un mode "installation par le parent" qui interdise à l'usager de changer de compte, le parent pouvant être alors certain que son enfant n'utilise pas de compte "caché"
      • si un contact est ajouté à un compte dans un IM installé en mode "'installation par le parent", l'accord du parent est nécessaire pour que le contact soit effectivement ajouté à la liste des contacts ; tant que le contact n'est pas ajouté, toute discussion IM reste impossible
      • à noter qu'il n'est absolument pas farfelu d'exiger cela des éditeurs d'IM ; les USA sont en train de le faire ainsi que d'autres pays
  • Fiche 2.4
    • le texte dit "Favoriser les peines alternatives d'intérêt général pour les hackers condamnés sans intention de malveillance". Oui, c'est très bien. J'irais plus loin... Il faut utiliser ces hackers sans malveillance contre les hackers malveillants.
  • Fiche 2.5
    • pour être honnête, les RFID me donnent des boutons... En termes de protection des données personnelles, elles vont être un véritable cauchemar ; je pense qu'entre autre à cause d'elles qu'il faut élargir le champ d'action et surtout les moyens de la CNIL ; en particulier, l'accès aux RFID étant extrêmement simple (il suffit de passer un scanner RFID à distance moyenne d'une puce après tout...), je pense que la CNIL devra disposer à terme d'un pouvoir de coercition
    • je rajouterais volontiers un élément important : lutter contre le cybersquatting des noms de domaines dans le *.fr
  • Fiche 2.6
    • je ne suis pas en faveur des fonds régionaux d'investissement dans le jeu video, sauf bien entendu si le but est d'obtenir un retour rapide sur investissement et donc des recettes budgétaires... Dans ce cas, ces "fonds" seraient plus assimilés à du capital risque sans en avoir le nom ; je pense qu'il faut plutôt favoriser l'investissement individuel dans ce type d'entreprise, par exemple par défiscalisarion partielle des ISF investis directement dans l'industrie du jeu ; je dis bien directement, c'est-à-dire sans passer par des FCP
  • Fiche 2.7
    • atttention, confusion majeure ! La fiche parle d'industrie du logiciel mais cite des services en ligne... Il faut impérativement faire la distinction entre développeurs de logiciels et sites web disposant d'innovations technologiques valorisables/brevetables d'une part, et services Web purs d'autre part...
    • il faut mieux définir ce que signifie "aide au logiciel libre comme du mécénat" même si je trouve cett proposition absolument excellente ET stratégique. Aide financière directe ? Aide matérielle ? Aide logistique ? Aide en personnels ? Il faut aller un petit cran plus loin : il faut favoriser la participation intellectuelle directe des entreprises dans les projets de logiciel libre. Exemple : si Orange R&D participe directement à un projet de logiciel libre labellisé par la France exemple : Mozilla Thunderbird qui remplace Microsoft Outlook dans de nombreux ministères), les charges patronales sur les salaires en question pourraient bénéficier d'un coup de pouce.
    • je crois qu'il nous manque un statut de Fondation à but non lucratif, à l'instar des statuts américains ou suisses en la matière
    • il faut que l'OSEO n'attende plus les candidats à subvention mais aille les identifier directement dans les Universités et Labos par partenariat avec ces organismes ; toute université ou labo dont un étudiant serait financé par l'OSEO après avoir été soumis par son organisme recevrait une gratification incitative
    • il faut que nous augmentions le nombre de logiciels développés en France ayant plus d'un million d'usagers dans le monde ; Eric Hautemont, diplomé de l'ENSHEIT de Toulouse, a il y a longtemps lancé en Silicon Valley le très célèbre logiciel RayDream. Il faut que les futurs Eric Hautemont n'aient pas besoin de s'expatrier pour cela.
    • TRES IMPORTANT : la convention collective des éditeurs de logiciels est SYNTEC. Or Syntec ne permet pas la double hiérarchie, l'une technique, l'autre managériale. Au-delà d'un certain niveau de qualification dans SYNTEC, le salarié est forcé de quitter la technique pour passer au management. Cette convention collective est totalement inadaptée au métier des sociétés high-tech dans le logiciel et le hardware. En gros, elle signifie qu'à partir d'un certain âge et salaire, on est trop cher pour faire de la technique, ce qui est une imbecillité sans nom. On veut pour sa santé des médecins qualifiés ayant de la bouteille, mais pour ses produits il faut nécessairement des jeunes ingénieurs sans longue expérience puisque les plus vieux doivent passer au management. Il faut obtenir soit une modification de SYNTEC, soit une convention spécifique aux métiers de l'ingénierie informatique permettant aux ingénieurs les plus compétents de continuer à progresser dans une hiérarchie purement technique. Ingénieur, Ingénieur Sénior, Ingénieur Principal, Architecte, Architecte Principal, et ainsi de suite jusqu'à CTO.
    • la commission du diplôme d'Ingénieur devrait imposer l'obtention obligatoire d'un UV d'entreprenariat
    • il faut que le statut JEI qui a déjà six ans fasse l'objet d'un retour d'expérience sérieux et soit revu/depoussiéré/adapté si nécessaire
    • le statut JEU (Jeune Entreprise Universitaire) annoncé par V.Pécresse doit être soutenu, c'est une excellent chose, bravo
    • TRES IMPORTANT : les investissements dans le domaine du logiciel en France et plus généralement en Europe ne permettraient en aucune façon à une jeune pousse de se coltiner des problèmes de brevets aussi sordides et délirants qu'aux USA. Malgré toute le force de frappe et de persuasion de l'Office Européen des Brevets que je connais très bien, il est absolument nécessaire que la France et l'Europe se prononcent contre les brevets logiciels. Soyons plus clairs : si les brevets logiciels passent en Europe, nous pouvons dire à très brève échéance adieu à notre industrie logicielle...
    • je suis très étonné que seule la création d'éditeurs de logiciels soit mentionnée... Quid des éditeurs de hardware ? Nous sommes totalement à la traîne dans un domaine qui est historiquement le vrai tracteur de la Silicon Valley californienne. Il faut que nos technologies hardware ne viennent plus que des gros équipementiers mais aussi d'un nuage de jeunes pousses de très hautes technologie. Dans ce cadre, il ne faut pas oublier l'impact fort négatif des taxes pesant sur les périphériques informatiques. Impossible d'imaginer produire ici des disques durs par exemple... Pour mémoire, Logitech, leader mondial de son domaine, est une société suisse depuis sa création...
  • Fiche 3.3
    • le texte dit "Rendre disponible 100 % des documents pédagogiques en format numérique pour tous les étudiants". Je ne suis pas d'accord, seulement aux étudiants, c'est grandement insuffisant. Il faudrait lire "Rendre disponibles et gratuits 100 % des documents pédagogiques en format numérique pour tous"
  • Fiche 3.4
    • je pense que "Favoriser l’accès des citoyens à des sources de qualité sur la santé au moyen notamment d’un référencement des sites fiables et de qualité" est une erreur stratégique grave, et une impossibilité flagrante. Il faudrait référencer en permanence, contrôler en permanence. La moindre erreur en la matière amènera rapidement à des conflits juridiques genre un site a été référencé il y a six mois mais a commis une erreur facheuse il y a 3 semaines amenant à un défaut d'auto-diagnostic malheureux par un malade... Attention, chausse-trappes en perspective. Il ne faut pas du tout remplacer, ou donner l'impression qu'on peut remplacer même partiellement, la visite chez le médecin par une visite d'un site Web... Donc non au référencement, de mon point de vue en tous cas.
  • Fiche 3.5
    • certaines banques refusent l'accès à leur plateforme de payement électroniques aux petites sociétés, même parfaitement saines ; c'est le cas de BNPPARIBAS par exemple ; cela devrait être combattu pour favoriser l'e-commerce
    • il faut favoriser la carte virtuelle à usage unique, gage de sécurisation des payements
  • Fiche 3.7
    • "une charte ergonomique unifiée des sites publics" c'est bien mais il faudrait aussi penser à une charte de nommage des sites car les noms des divers services de l'état, du gouvernement jusqu'aux sites des mairies, sont un foutoir majusucule ; il n'y a pas d'homogénéïté en la matière du tout, rendant inintuitive la recherche de l'URL d'un service donné
    • entièrement d'accord sur le reste, et en particulier sur le RGAA
  • Fiche 4.1
    • je pense comme je l'ai dit plus haut que les pouvoirs de la CNIL doivent être étendus à la coercition
  • Fiche 5.1
    • très bien, très bien... mais je recommande à Mme la Ministre de la Recherche d'aller visiter les locaux de l'INRIA, l'Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique à Rocquencourt à côté de Versailles... L'INRIA y est installée dans des anciens bâtiments type quasi-préfrabriqués de l'OTAN (le SHAPE si j'ai bonne mémoire). C'est sordide, difficilement accessible, donne une image très négative de notre recherche aux visiteurs et étudiants étrangers... C'est donc presqu'uniquement une question de moyens et je suis très sceptique sur la réussite potentielle de cet axe de développement
  • Fiche 5.3
    • "Développer les bornes numériques dans les lieux publics et privés pour accompagner les usages"... Aux coûts prohibitifs du Wifi pratiqués actuellement dans les gares, aéroports et hôtels ? Impossible. Pour un cadre nomade comme moi, la facture de la connectivité de base lors d'un déplacement national est hallucinante, et cela reste professionnel. Il est illusoire de penser que cela ne sera pas prohibitif pour le citoyen lambda. De plus, les expériences de déploiement massif "municipal" ont tourné court aux USA en particulier à cause de la rentabilité épouvantable des projets. Cela sera probablement pareil sur le vieux continent...