Je viens de recevoir un appel téléphonique d'un gars, je cite, "parce qu'il a trouvé sur mon blog des articles pas très cools sur <BIIIIP>., qu'il lui en a parlé et qu'elle est dans tous ses états", fin de citation. Dans tous ses états ? Le gars lui-même m'appelait sur le ton de l'urgence nucléaire de niveau 5. Pour un p'tit blogueur ? Wow. C'est me prêter bien plus d'influence que je n'en ai... Le gars m'a confirmé m'appeler sans lui avoir demandé l'autorisation. Je dispose bien entendu du numéro de téléphone mobile de l'émissaire non autorisé. Il m'a recommandé "de faire quelque chose parce que vraiment c'est pas cool et c'est pratiquement diffamatoire et blabla". Bon. Normalement, sachant que :

  • l'article en question date quand même d'octobre 2005, et que la prescription même pour la presse est de trois mois en matière de diffamation,
  • que je peux circonstancier chacune de mes affirmations par des dates et des noms et même des propos,
  • que j'ai été personnellement témoin des faits que je cite,

je ne pense pas devoir être inquiet, mais je retire le contenu de l'article le temps de vérifier. l'URL reste car "cool URIs don't change". Il y a peut-être une phrase un peu forte vers la fin, je vais voir ce que je fais. Affaire à suivre.

Mais je préviens la lectrice et le lecteur avisés : il y a deux manières de gérer ce genre de choses. La première, c'est la façon intelligente, c'est celle qui évite un déballage malvenu dans une guéguerre dommageable aux attaquants, c'est "pfff aucun intérêt, ça fait 3 ans que c'est là et tout le monde s'en fout" ; la seconde, c'est l'attaque et donc le déballage de mes noms, dates et toute autre information nécessaire pour prouver mes dires.