Même la très très très calme Islande s'énerve un peu, pour la première fois en soixante ans, devant l'ampleur de la crise, l'incurie et l'incompétence des banquiers, la nullité des politiques. Pour la première fois en soixante ans, Reykjavik est dans la rue et se heurte à la police. Le gouvernement islandais vient d'ailleurs de démissionner.

Hier, dans l'émission Ripostes, Mélenchon qui a l'air comme ça d'un bourré au zinc du café du commerce rappelait à juste titre, avec l'aide de JF Kahn, qu'il y a des constantes dans un pays. Mélanchon et Kahn qui ont visiblement étudié l'Histoire de France de plus près, au contraire de ce démago de Goasguen et Karoutchi qui est souvent d'une impolitesse frisant la grossièreté . Les circonstances actuelles ont presqu'à chaque fois dans le passé appelé à une réponse de la rue. Et parfois une réponse très très forte.

Ils ont parfaitement raison. Cela fait un peu plus de deux ans que je répète à ceux qui m'entourent que nous allons peut-être vers des jacqueries, ou en tous cas vers des grosses emmerdes sociales. La volte-face douce de Darcos sur ses réformes en est un bon indicateur ; ne surtout pas soulever les facs et les lycées maintenant. Le seul que j'ai vu vraiment donner des indications qu'il comprend ce fait est, et ce n'est pas étonnant, Sarkozy. Il pousse aux limites, mais au contraire d'autres, il les voit ces limites.

Toujours est-il qu'on est bien partis pour une explosion sociale de grande ampleur. Je ne sais pas quand, je ne sais pas où, mais il ne faudrait pas grand'chose pour que ça pête. Gare à la bavure...