Neda, la jeune femme tuée lors des manifestations de Téhéran, a donné un visage à la contestation. Et quel visage, bien ensanglanté, dans une video franchement gore montrant son hémorragie en gros plan...

Tout le monde est d'accord sur le fait qu'un visage est un catalyseur puissant pour une telle révolte. Mais la plupart des commentateurs - y compris mon ami Jean-Pascal Picy - oublient de préciser que le Chi'isme est né du martyre, est fondé sur le martyre, celui de Hussein bien entendu. Khomeiny en son temps en a parfaitement joué pour lutter contre les Pahlavi. Aujourd'hui la révolte ne s'est pas seulement trouvé un visage, elle s'est trouvé une martyre. Et en Iran, c'est un élément déterminant et durable...