Reflexions "à la Nitot" sur l'économie du logiciel...
By glazou on Wednesday 1 July 2009, 09:21 - General - Permalink
Je sais que cet article paraîtra un peu désabusé mais il vient des tripes.
Commençons par quelques informations utiles :
- Je ne suis ni Crésus, ni un archéologue du 19ème siécle. Je ne peux financer les outils que je développe par mes rentes juste pour la beauté de la chose.
- Mon entreprise est petite, toute petite. Elle ne peut se permettre de mettre en oeuvre des business models à base de pub, d'agrégation de données vendues à des tiers. De toute manière, ce n'est pas mon métier ; mon métier c'est le logiciel.
- Cela peut étonner, mais je dois gagner ma vie. Je dois manger, élever mes enfants, payer les factures. Et je ne parle méme pas de tenter de mettre un peu de pognon de côté en ces périodes de disette.
- Le logiciel open-source est une partie importante de ma vie, depuis plus de vingt ans et mon premier code distribué.
- TF est payant
- Bah oui. J'ai bossé d'arrache-pied pendant un mois pour écrire ce code. Son usage n'agrège aucune donnée concernant l'utilisateur et j'ai considéré que vendre le soft était plus éthique que vivre de la pub ou du spam. Quand on voit les Privacy Policies de certains clients twitter gratuits, il y a de quoi se demander vraiment pourquoi les gens utilisent ces usines à pub ou à spam. Visiblement, 15 euros pour un mois de travail acharné et des fonctionnalités que les autres clients micro-blogging n'ont pas, certains trouvent cela cher. Or j'ai vu récemment un de ceux qui m'ont dit trouver cela anormal que TF soit payant payer une bière dans un pub 7,50€ en me parlant de son abonnement de téléphonie mobile à 50€ mensuels... Un certain parfum de paradoxe. Pour paraphraser un titre de film, je dirais que pour plus de zéro euros, t'as plus rien... Le même personnage utilise sur son PC mIRC depuis pas loin de dix années sans en avoir payé la licence. Le pire, c'est qu'il est informaticien et m'explique qu'il a du mal à trouver un boulot sympa dans lequel on fait des choses excitantes.
- 15€ ?
- Oui. Moins que trois paquets de cigarettes, moins cher que le plat du jour de bistro à côté de chez moi, moins cher que le prix à la caisse à chaque fois que je rentre au Monoprix pour acheter à bouffer. C'est cent balles pour un mois de boulot à plein tube. Trouvez donc un prestataire à cent balles par mois...
- TF est payant alors que tu ne faisais que de l'open-source
- Ben voyons. Disruptive Innovations est bien entendu une société philanthropique et nous offrons des fleurs à nos clients au lieu de les faire payer... Non mais les gars, réveillez-vous un peu ! Vous croyez vraiment qu'on peut se permettre de libérer certains code sans bosser pour de l'argent à côté ? Si c'est le cas, vous devriez revenir un peu à la réalité.
- Nvu était gratuit
- C'est bien ce que je disais au-dessus, vous oubliez un détail : Linspire a sponsorisé entièrement le développement de Nvu d'octobre 2003 à juin 2005.
- D'autres clients twitter sont gratuits
- Allez donc lire en détail à tête reposée leur Privacy Policy... Je l'ai fait. Vous aurez quelques surprises...
- Par exemple Nambu est gratuit.
- Ah oui Nambu. Je peux me marrer ? Donc Nambu, tr.im et pic.im, les trois services de The Nambu Network Inc. sont tous les trois gratuits et sans pub. Et développés par une société commerciale qui pour l'instant ne fait que cela et qui n'affiche même pas de Privacy Policy sur son site. Eh ! Oh ! Réveillez-vous ! Vous prenez cette société commerciale pour des généreux mécènes vivant d'air et d'eau fraîche ? Soit ils sont sponsorisés par un partenaire et personnellement je n'aime pas que le nom de ce partenaire soit caché, soit vous feriez mieux de demander leur pivacy policy, soit cela ne durera pas longtemps.
- TF aurait pu trouver un autre business model
- Non je ne crois pas. J'ai choisi de ne pas empiéter sur la vie privée de l'usager, de ne pas lui présenter de publicité, de ne pas vendre son adresse ou de faire des "call home" depuis l'appli. Parce que je déteste ça tout comme vous.
- TF aurait pu être open-source et vendu
- Là on touche à un problème de fond du logiciel libre et du logiciel open-source. Même si la licence du logiciel indique que le source est ouvert mais que le produit est payant, la plupart de ceux qui ont les capacités pour le faire compileront le source sans payer la licence. Il faut être très très naïf pour croire et très gonflé pour affirmer le contraire, sauf dans le cas de logiciels assez chers soutenus par une organisation assez puissante pour attaquer ceux qui agiraient ainsi. Un logiciel dont le code est accessible et compilable pour donner exactement la version payante ne rapportera pas un rond à son créateur, sauf dans quelques rares cas de softs pour lesquels une maintenance applicative peut être vendue.
- TF aurait du être gratuit sur desktop et payant sur iPhone
- Ben tiens. Sauf qu'il faut développer la version iPhone, que certaines des fonctionnalités avancées de TF ne se prêtent pas du tout au passage vers une interface tactile type iPhone. Et cela oublie un léger détail : le nombre de développeurs qui vivent de leur application iPhone est ridiculement faible comparé à ce que l'on croit. Quelques centaines de développeurs ont vraiment fait du pognon, les autres - des milliers - ont fait des clopinettes. Et quand je dis des clopinettes, je pèse mes mots. L'App Store d'Apple est une merveille qui a changé la donne en bien dans la distribution de logiciel. Mais c'est aussi une catastrophe qui a tiré les prix du logiciel vers un tel bas niveau que le logiciel ne rapporte plus. Sauf à Apple bien entendu... Je n'appelle pas cela une économie viable pour les développeurs.
- TF n'a pas une interface native sur Mac
- Certes. Pas plus que Firefox ou Thunderbird puisque TF est basé sur Xulrunner. Ceci dit, je bosse désormais principalement sur Macintosh et l'UI de TF n'est pas perturbatrice dans le landernau. Seuls les geeks râlent sur un sujet pareil, le succès de Firefox même sur Mac le montre bien.
- La version de démo est très limitée
- Bah oui. L'installation d'une clé d'activation ou d'une time-bomb dans un logiciel écrit en XUL et JS pose un sérieux problème car elle serait hackable en cinq secondes. J'ai d'ailleurs un dîner de prévu avec un copain pour en discuter mais la solution à cette question sera loin d'être aisée à trouver. Je n'avais donc d'autre choix simple et praticable que de mettre une démo très limitée ou pas de démo du tout. A la demande des usagers, j'ai mis une démo en ligne.
- TF aurait pu servir de pub gratuite pour Disruptive Innovations
- Non... Notre savoir-faire et notre réputation sont bien établis et nous sommes parfaitement reconnus dans le milieu. Nous n'avons pas besoin de publicité supplémentaire. Ce dont a besoin Disruptive Innovations pour survivre, et je suis au regret de ramener la discussion à un niveau terre-à-terre que beaucoup oublient souvent, c'est de sous.
- Sur Linux il est impossible de vendre TF
- Cela ne m'empêchera pas de produire une version linux de TF qui sera vendue. Tant pis si les usagers préfèrent rester avec des clients twitter/identi.ca aux fonctionnalités faibles au lieu de soutenir un développeur par un montant somme toute très modique.
Je sais que ces propos vont faire grincer quelques dents, mais je crois que le logiciel gratuit (quelque soit son statut, freeware, open-source ou libre) va tuer cette industrie. La culture de la gratuité s'est trop immiscée dans notre monde et de trop nombreuses personnes trouvent désormais choquant de payer même pour un logiciel complexe qui a demandé des mois voire des années de travail. Contrairement à ce que l'on lit à droite ou à gauche chez des idéalistes à mon avis un peu loin de la réalité, non, à de rares exceptions près, on ne vit pas du logiciel libre ou ouvert. Comparé aux nombre de logiciels libres ou ouverts disponibles, ceux qui génèrent de quoi en vivre sont rarissimes.
Que l'on ne s'y trompe pas, je suis et je reste un soutien convaincu de l'open-source. Mais je m'attends à des effets de bord dévastateurs de l'open-source et du libre dans les vingt années qui viennent, avec une chûte brutale et irrécupérable à court terme de l'industrie du logiciel.
La gratuité n'existe pas.
Comments
De très bons arguments avec lesquels je suis en accord, qui posent les vraies questions et les vrais problèmes.
C'est bien de remettre les choses en perspective, et les points sur les i. Des gens qui payent pour le travail d'autres qui leur rendent service, c'est de très loin le premier business model, et le plus sain. Sauf pour une poignée d'illuminés et de parasites qui considèrent que tout doit être gratuit sur internet. Et merci d'avoir rappelé que la collecte d'informations personnelles pour leur revente à des fins de marketing est sans doute la seule porte de sortie de bien des entreprises "web 2.0" qui n'arriveront pas à trouver de modèle viable.
Je suis un peu plus nuancé que toi sur l'avenir du logiciel. Je pense que c'est l'avenir du "aujourd'hui on rase gratis" et du gratuit sans modèle viable qui est au tournant. Je pense que la crise économique va conduire à une nouvelle bulle avec beaucoup de victimes et une reprise de conscience que rien n'est gratuit, en effet.
Bonjour,
Je ne critique absolument pas ce choix mais une communication préalable aurait peut-être évité la grogne?
Le suivie du développement sur twitter a été très actif par exemple, faisant office de teasing très efficace.
Le choix de la licence et du prix faisant aussi parti des décisions importantes, un petit post sur vos réflexions (très appréciées d'ailleurs) aurait peut être pu contenter les gens au lieu de les surprendre.
Autre sujet. Cette phrase : "La gratuité n'existe pas", n'est elle pas le principal argument des détracteurs du logiciel libre justement?
Ah que voilà un remarquable plaidoyer en faveur de la redevance pour copie privée !
En fait, opensource et payant, c'est absurde, étant donné que les utilisateurs potentiels d'un tel logiciel sont des utilisateurs experts, voire des codeurs et pourront recompiler un code-source par eux-même facilement.
Certains oublient aussi qu'il y a sur ce logiciel des fonctionnalités inédites sur d'autres, comme le Send Later.
PS : courage, je suis sous Windows et j'attends avec impatience de pouvoir utiliser ce logiciel.
Je suis 100% d'accord avec votre article. 15€ est ce qu'il y a de tout à fait raisonnable pour quelqu'un qui utilise un soft. Depuis que je suis sur Mac et que j'ai re-trouvé du plaisir avec certains logiciel, je paie. Et c'est normal.
Bravo.
À l'image de World of Goo qui a fait un vrai tabac sous linux (pas opensource/payant), je suis persuadé qu'il est parfaitement possible de vendre des logiciels sous linux: ne payant que très peu de logiciels, mettre 15€ tous les 3 mois dans un bon soft n'est pas un vrai problème.
Vivement la version linux!
Daniel,
je comprends votre amertume, mais arriver sur le marché avec son produit et penser qu'il va se vendre tout seul est un peu absurde.
Il existe une quantité phénoménale de clients twitter, certains payant d'autres gratuits, peu de libres et de qualité j'en conviens.
Première question : Est-ce que twitfactory se différencie suffisamment de la concurrence pour justifier les 15 € ? Surtout pour un client twitter.
Secondo : Payer oui mais pour quel produit ?
Quelle pérennité pour twitfactory ?
quid des mises à jour, du support, des évolutions ?
A mon humble avis, il y a des fonctionnalités à rajouter pour en faire une super application.
Le choix de la licence intervient aussi dans cette question, avec une licence Open Source on résout la question de la pérennité de l'application.
Tertio : 15€ semble pas si cher, mais personnellement j'utilise plusieurs machine/Os différents, payer 3 ou 4 licences de twitfactory cela commence à être vraiment cher.
Vu le bruit que vous avez fait sur le réseau avec votre produit, je comprends la réaction des personnes déçues et je vois clairement l'impasse du modèle de vente choisie.
N'est-il pas plus judicieux d'avoir une large base établie avec une version 1 et de faire payer les mises à jour ?
Je comprends que disruptive soit petit, mais j'ai appris à mes dépends que le développement et l'édition de logiciels sont deux domaines assez différents.
Cordialement,
Nicolas
P.S. J'utilise linux et j'ai payé pour certaines applications.
Payer pour de l'open-source ne me dérange pas et je l'ai fait.
Il faut dire que je continue à acheter des CD.
On sent de la colère et du désarroi dans ce billet pour expliquer pourquoi TF est payant.
Comme Couzin, je pense que les détails de la licence aurait dû être clairs dès le début, cela aurait évité bien des coups de sang.
Ensuite, le prix est peut être un poil élevé malgré toutes les avancées que propose TF. Un prix de lancement à 5€ (ou soyons fous 4,99€) le premier mois et 10€ ensuite serait, je pense, bien mieux passé. C'est con comme un marketeux cette méthode mais malheureusement ça marche aussi bien que "la lessive qui lave plus blanc que blanc". Et je pense qu'in fine tu aurais gagné autant en vendant plus.
Et juste pour pinailler, le côté 15€/1mois de travail est à contrebalancer avec le nombre d'acheteurs. 15€/1mois/100acheteurs n'a rien à voir avec 10€/1mois/1000acheteurs...
Un dernier détail, le site web de TF n'est pas vendeur, il fait vraiment "site de programmeur proposant un logiciel libre à destination des geeks", à revoir donc.
Bonne continuation pour ce projet.
D'accord avec Daniel sur ce point.
Etant développeur et travaillant dans un groupe européen de logiciels très technologique, on doit se battre pour faire comprendre que nos produits sont plus cher que ceux de LA concurrence (un grand groupe qui casse les prix) ... mais sans ça, on ne survit pas.
Il manque peut-être en effet un petit peu de marketing/communication dans l'histoire comme l'ont dit certains :-)
Pour vendre un logiciel de ce type, il faudrait étoffer le site, avec des screencast, des comparatifs avec les clients actuels, etc ...
A mon avis aussi, 9.99€ ou 14.99€ aurait été psychologiquement mieux perçu :-)
Mais bon ... j'attends de pouvoir backer mon Tweetdeck de m... :-)
Un petit conseil : La prochaine fois, pense à faire une étude de marché avant d'investir dans un projet, ça te permettra peut-être de te rendre compte que peu de gens sont prets à payer 15€ pour un soft dont ils pensent qu'il pourrait (devrait ?) être gratuit.
"Moins que trois paquets de cigarettes, moins cher que le plat du jour de bistro à côté de chez moi, moins cher que le prix à la caisse à chaque fois que je rentre au Monoprix pour acheter à bouffer"
comparer des biens matériels et immatériel c'est totalement débile, tu es ridicule.
"C'est cent balles pour un mois de boulot à plein tube. Trouvez donc un prestataire à cent balles par mois"
Pourquoi voudrais-tu faire payer le coût d'un mois de dev à l'utilisateur ? Si je suis ta réflexion chaque copie de Windows devrait coûter 100 M$ à chaque utilisateur, c'est ça ? Et sache que ce n'est pas le prix de revient qui fait le prix devente d'un produit, mais que le prix du marché dépend de ce que les clients potentiels sont prêts à payer.
Enfin je te trouve peu clairvoyant, bien égoïste et vraiment bien peu reconnaissant pour le logiciel libre. Sans Linux, la fondation Apache, Mozilla, la FSF et tant d'autres, ton soft n'aurait même pas vu le jour. Effectivement le logiciel libre constitue un danger pour les logiciels propriétaires, notamment les petits logiciels (le shareware est mort par exemple, mais je ne vais pas pleurer dessus), mais les entreprises sont toujours prêtes à acheter du service (doc, support, ou bounty pour nouvelles fonctionnalités) autour d'un logiciel, même gratuit.
Tu peux hurler à la concurrence déloyale, personne ne m'empêchera de développer sur mon temps libre uniquement pour le bien de la communauté au lieu d'avoir une vision économique et consumériste.
Le monde de l'édition logicielle devra s'adapter, sinon ils auront le même sort que les majors de la musique et du cinéma, complètement à la rue après avoir raté les changements technologiques et philosophiques.
La liberté de faire du logiciel libre implique d'accepter la liberté de faire du logiciel non libre. Même chose pour gratuit et payant. Certaines entreprises ont tant abusé de leur position dominante pour faire payer fort cher leurs produit que le débat en est resté tout empoisonné. Je ne vois pas ce qui est choquant dans ta démarche, d'autant que rien n'interdit de faire un soft du même genre libre et gratuit.
Le principal problème que je vois est le même que celui auquel sont confrontés ceux qui achètent de la musique sur itunes. Ceux qui se servent de twitter vont avoir tendance à le faire depuis plusieurs plateformes, mobiles ou non. Ils vont peut-être la trouver saumâtre de devoir payer plusieurs fois le même soft.
Contrairement à la dernière affirmation, chez moi je suis sous linux, et j'ai bien l'intention d'acheter TF (après avoir testé la démo bien sûr).
15€, ce n'est rien pour un logiciel efficace et à forte valeur ajoutée. J'ai fait un tour rapide des softs twitter gratuits, et aucun ne m'a convaincu. Je ne supporte pas ces applis AIR...
Concernant le sujet principal, l'économie du logiciel, l'idéal serait de pouvoir laisser le choix à l'utilisateur de choisir entre un modèle payant et un modèle gratuit avec contreparties publicitaires. Mais ce second choix est compliqué à mettre en œuvre, effectivement.
@la moule: une étude de marché pour un soft à cent balles pondu par un mec seul... Faut arrêter de me citer le Que Sais-je hein...
Mon article n'est pas à propos de l'échec ou de la réussite de TF DU TOUT. Il est à propos des usagers et des effets du gratuits sur leurs attentes et sur l'industrie du logiciel en général et la capacité des développeurs à en vivre.
Quant à Apache, Mozilla, la FSF, elles ne vivraient pas sans les cotisations de la FSF, les dons des entreprises à Apache ou Google pour Mozilla. CQFD.
«Il y a ceux qui font et ceux qui font chier», comme tu le rapportais dans un ancien billet.
La relation gratuité <---> mise en péril de l'industrie du logiciel dont tu parles dans ton billet est le point qui me paraît le plus intéressant et le plus substantiel, car après tout, tes motivations personnelles pour vendre TF me semblent tout-à-fait justifiées et il ne me paraît pas utile de débattre 1000 ans à ce sujet.
Donc pour en revenir au débat que ton billet suscite, le logiciel gratuit va peut-être tuer "l'industrie du logiciel" (encore que, le passage au "cloud" me semble-t'il, va bouleverser un peu les choses) mais peut-on vraiment faire quoique ce soit contre ça ? Obliger à rentrer les logiciels payants ? impensable.
S'il existe plus de demande (en dehors d'une niche) pour des logiciels payants, alors ça signifie que les gens sont satisfaits des logiciels gratuits (même pourris de spyware). Et que peut-on faire contre ça ? Rien.
Les logiciels payants vont peu à peu se réduire à une frange restreinte d'utilisateurs ; ceux qui veulent le meilleur et utiliser des fonctions très avancées. Est-ce *vraiment* un mal ? Je ne le pense pas, car comme je le disais, il est impossible de lutter. Et on ne va pas reprocher aux imprimeurs d'avoir relégué l'activité des moines copistes à peau de chagrin, si ?
Je suis d'accord avec le fait que c'est ton droit le plus complet de vendre ce logiciel, liberté oblige. Je suis d'accord sur le fait que la priorité c'est de faire vivre ta petite famille.
Laisse les raleurs raler, on ne peut pas plaire à tout le monde. Ne laisse pas ton attention se détourner et concentre toi sur l'essentiel : la commercialisation de ton produit, car il faut aussi une bonne communication pour bien vendre, la qualité du produit ne suffit pas.
La question de la gratuité des logiciels est un sujet extrêmement complexe.
Les arguments avancés ici sont plutôt bon et je vais vraisemblablement payer pour ce logiciel.
Mais qu'on se comprenne bien : ce que je vais payer, ce n'est pas le droit d'utiliser ce logiciel (principe de la licence d'utilisation). Non. Ce que je vais payer, c'est mon droit à la paresse. En effet, j'ai les compétences techniques suffisantes pour produire un clone de TwitFactory "from scratch". Seulement, je n'en ai ni le temps ni l'envie. Donc, j'accepte assez facilement de rétribuer le travail d'un autre pour avoir ce dont j'ai besoin sans avoir à me faire chier (à cet égard, j'espère que la version Linux sera disponible sous forme de paquet DEB ;)).
Ceci dit, qu'est-ce qui fait tant bondir les gens face à ce mode de distribution logiciel ? A mon avis 2 points :
1. L'utilisation d'une technologie Open-Source qui devient de facto Close-Source.
Daniel, tu dis toi même que TwitFactory est "Close-Source" (sans te faire d'illusion sur la réalité technique de ce fait). En soit ce n'est pas un problème. Nombre de logiciels Close-Source utilisent des composants Open-Source. Non, le vrai problème tient à une question de communication. En utilisant exclusivement une techno Open-Source sans dire clairement dès le début que tu vas produire un logiciel Close-Source, tu te heurtes à toute une communauté de contributeur qui risque de se sentir floué. Peut importe que cela soit vraie ou non, c'est une question de perception et de sentiment. Une communication préalable là dessus aurait sans doute contribué à arrondir les angles à ce niveau là. D'autant plus que la position de Disruptive Innovation est largement légitime (vous contribuez beaucoup aux dev de Mozilla et au W3C, mais à un moment, il faut bien faire bouillir la marmite).
2. Le niveau de compétence technologique nécessaire pour produire une application aussi riche.
Plus une technologie est maitrisable par un grand nombre de personnes plus il devient difficile de justifier la vente d'un produit que tout le monde peut bricoler dans son coin. Attention, je ne minimise pas les compétences de Disruptive Innovation concernant les techno Mozilla. Loin s’en faut, votre expertise est quasiment inégalée sur le marché français. Mais quand tu dit toi-même qu’il n’a fallut qu’un mois pour produire le logiciel, tu déprécies ta propre compétence. En effet, si c’est si "facile", pourquoi payer, je pourrais bien le faire moi-même ! Ce sentiment est d’autant plus exacerbé qu’objectivement, les techno Mozilla sont des techno pour lesquels le ticket d’entrée est peu élevé (XML + JS, n’importe quel petit con qui a bidouillé deux page Web crois qu’il est capable de faire aussi bien que toi… problème récurant du Web depuis 10 ans que c’est mon métier). De fait, là aussi il est important de communiquer sur les compétences réelles nécessaires pour produire une telle application.
En conclusion, mon point de vue est le suivant. Avec des technologies comme celles proposées par Mozilla, on arrive sur une génération de logiciel, ou la compétence technique seul ne suffi plus à justifier le prix d’un produit. Désormais, la communication et le marketing sont tout aussi importants. Je pense que c’est sur ce point que TwitFactory a manqué d’un petit quelque chose qui aurait permis de faire passer le prix d’achat comme une lettre à la poste. En effet, la tendance désormais, n’est plus à la vente de la compétence, mais à la vente de service. En l’occurrence ici, le service vendu, c’est le temps passé à produire le logiciel afin d’épargner aux utilisateurs d’avoir à consommer ce même temps (voir beaucoup plus) pour produire eux même le logiciel.
Bon courage pour la suite, et vivement la version linux :)
@la moule
>je te trouve peu clairvoyant, bien égoïste et vraiment bien peu reconnaissant pour le logiciel libre
Où dans ce billet il attaque le logiciel libre ?
>au lieu d'avoir une vision économique et consumériste.
Et donc, tu proposes quoi pour manger et se loger ? Tu ne serais pas encore un de ces etudiants vivant chez papa-maman, n'ayant pas encore à devoir se payer un loyer et à bouffer, et ayant donc une vision totalement naive et idealiste de la réalité des choses ? En clair : je te trouve complètement à coté de la plaque.
"La gratuité n'existe pas"
Daniel a raison de le rappeler, il y a effectivement toujours quelqu'un qui paye pour un produit ou un service "offert". Et comme "Explicite vaux mieux qu'implicite" ("Explicit is better than implicit" du Zen de Python ?), au moins on sait clairement ou on en est.
J'utilise des logiciels gratuits et j'essaye de "rendre" aux créateurs pour leur travail. j'utilise aussi des logiciels payants et j'échange de l'argent contre le travail que ça représente.
Quand on utilise quelque chose de gratuit, il est bon de se demmander qui paye réellement.
@Jeremie: euh, tu en connais beaucoup d'utilisateurs d'un client Twitter capables de créer leur propre logiciel ? Pour l'énorme majorité des gens, tout cela reste obscure et complexe, javascript ou pas.
J'attendais ce logiciel pour me mettre à Twitter, et je crois que dès la version Windows ou Linux sortie je ferai un essai. S'il est concluant, dépenser 15 euros ne me semble pas une catastrophe.
Autre point, que ceux qui veulent le voir gratuit retroussent leur manche et le fasse. J'adore le LL, je l'utilise tous les jours, une partie de mon code est libre ou va l'être rapidement, mais je respecte encore plus le travail et le temps que cela prend.
@laurentj
C'est toi qui es à côté de la plaque. Celà fait bien longtemps que je ne suis plus étudiant. Je vis du développement de logiciels bien propriétaires vois-tu, et plutôt bien. Quant à l'attaque des logiciels gratuits (quelque soit son statut, freeware, open-source ou libre), cherche mieux, elle y est.
Accuser le gratuit de tuer le marché simplement parceque du coup on a plus de mal à fourguer un soft dont la plus-value justifie un prix infiniment supérieur à la concurrence (qui est gratuite), je trouve ça fort.
Je trouve parfaitement normal de vouloir gagner sa vie en faisant du soft. Mais rejeter sur les logiciels gratuit le fait que son son machin se vendra plus difficilement alors que tout simplement s'il ne se vend pas c'est qu'il n'y a pas d'acheteurs (salutations à Coluche), c'est un peu gros. S'il se plante commercialement, c'est de sa faute en tant que PDG de disruptive innovations, c'est tout : engager un mois de travail pour un truc dont personne ne voudra à 15€ c'est suicidaire.
@la moule: vous êtes soit obtus soit de mauvaise foi. je ne rejette AUCUNEMENT votre prétendu insuccès (warf!) de TF sur qui que ce soit. Et j'en ai marre de vos commentaires franchement pénibles et destructeurs. Dernier avertissement.
l'analyse proposée est intéressante pour peu qu'on ne possède pas un QI d'huitre (ou de la moule ce qui doit être équivalent :-) ).
le modèle du logiciel libre théorisé entre autres par RMS dit qu'on fait son business sur le service au sens large (installation, conseil, etc). business nécessaire car tant que la baguette de pain et le loyer ne sont pas libres, il faut bien trouver des sous. Pour faire du service sur du logiciel libre, il faut que ce logiciel existe et c'est là que le bât blesse car généralement le développeur ne voit pas la couleur d'un euro, vu qu'il fournit librement son code et c'est d'autres qui l'exploitent.
ce modèle est donc basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme ;-) , celle du développeur par le prestataire en conseil ou même le commercial.
Dans le cadre de ce logiciel twitter, il n'y a pas de sous à faire sur l'installation, documentation, conseil et comme on veut que les petits glazman bénéficient d'une parfaite éducation et d'une bonne santé, il n'y a pas d'autre business modèle que faire payer le logiciel et c'est avec joie que je fournirai mes 15€ pour la version linux.
@jmax ROFL sur la première phrase :-)
Petite remarques sur le paragraphe sur l'AppStore.
Très certainement une minorité de développeurs "en vivent" ; cependant une minorité de programmes peuvent réellement prétendre au statut d'application réalisée par un développeur à temps plein. Que tout le monde ne puisse pas vivre d'une application torchée en 4h et vendue 79ct sur l'appstore n'est pas forcément un mal. Y compris pour les développeurs.
Sur les prix et le fait que ça tire vers le bas je trouve que ça se discute : le prix est déterminé par des développeurs et beaucoup se cherchent ; l'équilibre entre la recherche d'un volume par la baisse des prix et la juste rémunération du développement effectué est assez dur à trouver. En outre une appli mobile est plutôt une petite appli en général par rapport à une appli desktop, donc l'échelle de prix me parait pas choquante (modulo la phase d'expérimentation où tout le monde bouge ses prix dans tous les sens et essaie de trouver le bon point d'équilibre).
Le principal défaut de l'appstore a mon avis, c'est qu'il est noyé sous la masse et que les outils dont il est équipé ne sont pas aptes à trier les pétites au milieu du tas de merde, vu la taille du dit tas.
Il est vrai qu'une distribution traditionnelle c'est moins compliqué, toutes les boîtes ont tendance à se retrouver au même prix et c'est le distributeur qui se goinfre.
Cette plateforme de vente met en lumière les lacunes de solutions de vente dématérialisée pour les non mobiles ; ça se développe dans le secteur des loisirs (jeux et co) mais en dehors c'est embryonaire ; quelques gros éditeurs ont leur propre store pour leurs produits (style adobe) mais il y a pas tellement de solutions de bon niveau pour les petits développeurs qui voudraient bénéficier de ce type de service (distribution, facturation, encaissement, ...) sans tout se taper lui même.
Daniel,
N'est-il pas plus judicieux de vendre 10 000 copies à 2€ que 1 000 copies à 15€ ?
L'avenir vous le dira.
Le modèle que vous proposez n'est vraiment pas disruptif ?
J'ai l'impression que vous avez tendance à ne pas voir l'aspect positif des critiques, c'est à dire entre autre, l'intérêt que suscite votre application.
Les commentaires de la moule, ne sont pas forcément destructeurs.
Comme certains tweets méritent des réponses.
Traiter ces détracteurs avec mépris n'est pas très vendeur.
Je vous souhaite bonne chance.
Le fait que TF soit payant ne me choque pas du tout. Je comprends en ces temps de merde financière qu'il faille gagner sa croûte.
J'apprécie aussi le fait que la version Windows ne soit pas forcément la première sortie, et que D.I compte faire les versions Linux + Windows.
Maintenant, quelques questions :
Admettons que je soit sur une machine triple-boot (MacOS, WinXP, ArchLinux). Le tarif serait de combien, pour avoir l'appli sur les trois systèmes ? 15 ou 45 euros ? Prix de "groupe", ou autre chose de prévu ?
Lorsque les choses iront mieux, passerez-vous TF en OpenSource pour d'éventuelles contributions et mises à jour externes, ou continuerez-vous à mettre à jour par vous-même l'application ?
Sinon, bon courage pour vendre à l'utilisateur final, meilleurs voeux de réussite avec TF.
Nicolas, qui vous dit qu'en diminuant le prix de 86 % il s'en vendra 10 fois plus ? C'est pifométrique ?
Quand aux réponses de Daniel, on connait le personnage. C'est quelqu'un de passionné et d'entier, qui ne prend pas de pincettes quand il a quelque chose à dire, et n'est pas politiquement correct. Eh bien c'est ça que j'aime chez lui, et c'est pour ça que je lis son blog et suis ses travaux.
Et je regrette, quand je lis les commentaires de la moule, je sursaute devant le ton péremptoire employé. Difficile de voir leur aspect positif quand il sont présentés sous cette forme…
Pas grand chose à dire sur le polémique, si ce n'est que je trouve ça normal aussi de payer pour un logiciel de qualité. Je suis d'autant plus prêt à le faire si je fais confiance au vendeur (ce qui est largement le cas ici).
Je voulais surtout souhaiter bon courage à Disruptive Innovations pour passer cette période difficile. Je croise les doigts pour vous.
Bravo Daniel pour ce soft qui est plein de bonnes idées !
Sur le fait qu'il soit "closed source" : et alors ? ce qui m'intéresse c'est que le soft fonctionne.
Sur l'économie du Libre : en fait, 99,99 % des gens ne sont intéressés par le Libre que par ce qu'il est "gratuit"...
Sur le prix : tout travail mérite salaire et ton soft est bon, alors no souci.
Amitiés
Francois
PS : on les envoie où, les "bugs report" ? ;)
Le libre est développé de manière générale soit sur le temps libre soit de manière sponsorisée.
L'aspect sponsorisé peut provenir d'une entreprise qui va s'y retrouver côté conseil et support, cas fréquent sur des softs complexes et/ou côté serveurs.
Cela peut provenir aussi d'une fondation puisant ses ressources grâce à ses adhérents (Apache) ou à un business mis en place (Moz avec les moteurs de recherches).
Pour ce qui est des softs clients, la situation est beaucoup plus tendue pour les développeurs qui veulent en vivre directement.
Cela ne dit en aucun cas comme l'exposent certains dans leurs commentaires (à la différence de Daniel) que le libre est une grande fumisterie et que cela ne sert à rien.
Si Daniel a pu développer rapidement et à un coût intéressant pour lui, un produit multi-plateformes, c'est aussi grâce à une technologie libre.
Peut etre ai je mal cherché, mais je n'ai pas trouvé d'informations sur la validité d'une licence ?
Pour une version donnée ?
Comment se passera la facturation des MAJ ?
Est ce que finalement, au lieu de raler sur le fait que la gratuité est un mal, que l'open source fait du mal aux petits boulangers,
le logiciel (et donc ses developpeurs/commerciaux) ne doit pas aussi se reinventer, surtout pour une appli comme TF et proposer un système de licence par utilisateur (et non par instance installée) ?
Un des principaux défauts de TF selon moi est surtout le fait qu'un pseudo buzz est monté pour finalement ne sortir l'application que sur un seul OS... c'est comment dire, se couper les ailes non ?
Salut Daniel,
Comme d'autres j'ai été surpris par le fait que TF est payant. Tout en comprenant ta démarche, je m'étonne également des 15€. Le manque d'information sur les mises à jour pèse également lourd dans la balance du pour ou contre.
Mais ce que je voulais surtout dire, c'est que des sociétés (pas la masse, d'accord, mais il y en a) misent à fond sur web 2.0, y compris micro-blogging pour la communication (interne et/ou externe) et que ce genre de sociétés seraient pretes à mettre sur la table un chèque bien garni.
si c'est un bon produit, pourquoi ne pas le payer ? Ma foi ...
Viser un marché de 6 millions d'utilisateurs, qui grossit constamment, et qui est en plein dans le hype du temps, donc à fort potentiel, c'est quand même autre chose qu'un shareware que 2 pelés et 3 tondus vont utiliser.
Et à 15€ le soft développé en un mois, même avec moins d'1 % de pénétration du marché, ça fait un sacré retour sur investissement...
Moi je dis bravo, y en a qui ont du culot. Surtout en justifiant ça sur le fait que ma bonne dame, c'est la crise, faut bien vivre.
Bonjour,
la licence d'utilisation du logiciel n'est indiqué nulle part : payer 15€ pour un logiciel dont on ne connait pas les conditions d'utilisations, c'est un peu fort de café !
Payer 15€ pour un logiciel sous licence libre GPL ne me dérange pas mais là, non...
Et ce ne sont pas 15€, mais 17 et des poussières : apparemment paypal prend sa part.
PS: en dehors de toute considération sur votre travail, qui s'intéresse à un logiciel pour twitter ? quelques informaticiens chèvres erronés dont vous êtes mais pas les autres.
Perso, j'utilise pas Twitter. Twitfactory me parait donc un peu virtuel...
Mais...
Ce que Daniel veut rappeler, indirectement, je pense, c'est qu'un code libre, GPL ou autre, n'est pas un dû.
C'est un DON.
Trop de gens téléchargent tel ou tel logiciel parce qu'il est "kewl" ou utile sans même penser une minute au boulot que ça demande, et donc, au fait que le dévelopeur derrière (ainsi que le reste du staff), DONNE le résultat de son travail.
Du coup, est-ce étonnant que lorsqu'un dévelopeur, ayant déjà donné beaucoup par le passé, décide de faire PAYER son travail, l'on crie au scandale?
Il y a un retournement de situation malsain.
Que ceux qui critiquent le choix de Daniel se mettent d'un côté. Et parmi ceux-là, que ceux qui ont un jour contribué *significativement* du code, du temps ou de l'argent à un produit libre lèvent la main...
Et je suis sûr que les mains levées seront minoritaires.
Et c'est ça qui est dommage.
Petite reflexion sur la dernière phrase "La gratuité n'existe pas.".
Je pense que cette phrase est sortie un peu trop rapidement sans reflexion profonde.
J'ai pour ma part participe a enormement de projets benevolement, sans rien demander en retour. Au final la satisfaction du travail abouti m'a suffit.
Si ce n'est pas le cas pour TF , pourquoi ne pas avoir proposé le projet a de jeunes voulant croquer du code a pleines dents, plutot que de se farcir 1 moi de boulot pour apres venir se pleindre?
my 2 cents.
@tfe j'insiste : la gratuité n'existe pas. Si vous avez vu pu travailler bénévolement sans retour, c'est parce que vous êtes payé ailleurs par une autre organisation. Votre bénévolat a donc un coût, qui n'est pas supporté par les usagers de votre bénévolat, c'est tout.
De toute façon s'imaginer que la gratuité existe dans un monde basé sur le troc (dont la forme la plus exagérée est donc l'argent) depuis des millénaires est quand même superbement illusoire.
En dehors de schémas simplistes, a un moment ou un autre quelqu'un paye. Quelque soit la raison.
Quand au fait de transposer un mois de boulot de développeur expert a quelques jeunes voulant croquer du code... C'est aussi une réalité très "commercial de SSII".
Mais bon l'informatique est le royaume des raccourcis et des bien pensants...
Les probleme c'est pas de savoir si quelqu'un doit payer, la reponse est evidente. La vraie question est qui et pourquoi ! Pas d'accord aved glazou, il y a des business model qui fonctionnent ou on ne paye pas pour le source. Mais ca se base sur un development lourd et sur des briques de bases, pas sur des applis de bout de chaine ou l'economie d'echelle est proche de 0. 99% du code de necessaire a TF est open source, c'est xulrunner, la valeur ajoutee de TF est tellement ciblee qu'elle ne peut entrer dans ce modele. Le jour ou 80% des internautes utiliseront twitter dans un browser ca changera certainement :-) . Mais ca ne veut pas dire que l'OSS va detruire le logiciel, il va juste detruire les gros composants proprio, les applications ciblees au dessus ont une belle vie devant elles, des petites applets jusqu'au monstres facon SAP et Oracle.
Daniel
Intéressante réflexion, travaillant dans une PME vivant de proprio, je reconnais parfaitement tous les problèmes que tu as soulevé, à part un détail :
> je crois que le logiciel gratuit va tuer cette industrie
Le terme que tu cherchais sans doute est "commodité". Le logiciel gratuit va transformer en commodité certains pans de l'industrie. Bon tu me diras que la différence relève de l'enculage de mouche.
Tu vois ça comme une fatalité, moi je vois ça comme une évolution normale de l'industrie logicielle. Qui de nos jours voudrait payer 15 pièces pour décompresser/gérer des fichiers ZIP ? Pas grand monde, pourtant ç'a été et c'est encore le business modèle de WinZip. Je me rappelle qu'à l'époque de Windows 2000 (et sans doute XP, mais ça belle lurette que j'utilise 7zip), la fonction ZIP intégré était bridée à la limite du ridicule. Je mets ma tête à couper que WinZip à du râler auprès de Microsoft et/ou de la commission anti-trust pour que cette fonctionnalité soit bridée histoire qu'ils ne coulent pas tout de suite. Malgré tout le travail qu'ils aient pu investir dans leur logiciel, ce n'est pas moi qui irait pleurer sur leur tombe.
Quelque part, tu crains que c'est ce qu'il risque d'arriver avec les clients twitter. Si la demande continue sur sa lancée, il est clair que d'ici quelques années, on risque de voir une commoditisation des clients.
Et au risque de paraphraser la moule (dont je n'aime pas non plus le ton condescendant), il faudra s'adapter sans cesse et ajouter suffisamment de valeur pour donner envie aux gens de payer pour ton œuvre. Sinon on tombe dans la tentative de préservation de business modèle obsolète style industrie du divertissement, qui me fait furieusement pensé à la l'histoire de la gestion des fichiers ZIP dans Windows.
Mais bon d'un autre coté, il faut aussi relativiser :
* Linux n'a pas transformé les systèmes d'exploitation (desktop) en commodité. Microsoft travaille d'arche-pied pour que ses systèmes lui rapporte toujours autant.
* GIMP n'a pas transformé les logiciels de retouche d'image en commodité, Adobe se porte toujours bien.
* OpenOffice n'a pas transformé les suites bureautiques en commodité, MS Office rapporte toujours autant à Microsoft.
* Même avec tous les logiciels pour gérer les ZIP, WinZip est toujours là (utilisé dans 99.9% en version d'essai ou crackée, certes).
Donc, tu vois il y a certainement de la marge.
De mon côté je suis toujours surpris quand Daniel se lance dans un dev de ce type. Je me dis : soit il a vraiment des ronds pour s'amuser un mois sur ce type de dev, soit son plaisir de développer prend le dessus sur toute autre considération :-)
J'ai été surpris comme tout le monde par le modèle économique. Un modèle à la FullerScreen aurait été mieux accepté et sûrement plus profitable pour tous non (fonctionnalités avancées payantes) ?
Je suis sûr qu'il y a plein de bonnes choses dans TF, mais ce qui m'empêche clairement d'acheter ce soft c'est sa perennité. Mon avis, c'est qu'un développeur fou comme Daniel (attention : dans le meilleur sens du terme) ne peut pas garder longtemps son focus sur un produit. D'une part parce qu'il sera attiré par de nouveaux intérêts, d'autre part par ce que ça bouffe énormément de temps sur des tâches pas toujours gratifiantes (doc, support, compatibilité OS, ...).
J'ai du mal à envisager que Daniel ne switche pas sur autre chose en abandonnant le bébé. Et ça m'embêterait d'investir dans un produit non pérenne...
Vous avez lancé (encore) un pavé dans la mare. Le consensus, voire l'évangélisme autour de l'OpenSource est tel qu'on dirait qu'il bride certains raisonnements. Je suis d'accord avec l'ensemble de votre article.
La gratuité n'existe pas... L'immense majorité des produits que nous consommons sont facturés jusqu'à 20, 30 ou 50% plus cher pour payer cette publicité qui rend les journaux et Internet moins cher... Personnellement, je préfèrerais sans doute payer ma voiture et mes chaussures de sport moins cher.
On ne peut pas mettre tout l'OpenSource dans le même panier. Utiliser les têtes de gondole que sont FireFox, MySQL ou PHP fait oublier que derrière, ce sont des sociétés avec des revenus très très élevés, qui ont su utiliser intelligemment un certain mode de diffusion. En revanche, combien vivotent et galèrent (Cf Olivier Meunier de Dotclear)?
Pour ma part, ce qui n'est pas très "chic" dans l'OpenSource, c'est quand justement la contribution sert des intérêts rétribués, c'est à dire que vous contribuez à un logiciel qui va enrichir un petit nombre. Alors évidemment, vous en tirez (au moins) deux bénéfices : d'une part vous utilisez déjà un logiciel "gratuit", mais d'autre part; votre contribution va être intégrée au logiciel, qui de ce fait vous conviendra encore mieux. Mais je trouve cela légèrement génant. Pour moi, comme Daniel, j'ai besoin de nourrir ma (grande) famille, et le "luxe" de faire de l'Opensource est réservé à des gens qui ont soit beaucoup de temps libre, soit un besoin de reconnaissance aigüe, soit les deux. Faites une analyse sur l'origine et la fonction des contributeurs OpenSource les plus actifs.
Quant à l'AppStore, il est pour moi un formidable révélateur de plusieurs choses : tout d'abord nombre de développeurs n'ont pas de réels moyen de diffusion. Il est aisé d'avoir un site Web, etc... mais les deux ans que nécessiteront votre site Web pour sortir du lot vous mettra sur la paille. Au final, payer un ticket d'entré de 99$ n'est pas cher payé. Ensuite, cela témoigne symétriquement que les gens seraient prêts à "micro-financer" leurs logiciels, pour autant que les moyens de paiement soient "en un clic" et pour moins de 5 euros. Cela peut effectivement bouleverser (en partie) l'industrie du logiciel, comme le dit Daniel, mais somme toute un peu comme l'industrie de la musique et du cinéma, qui va devoir s'adapter et baisser drastiquement les prix de ses "produits".
Un modèle qui mériterait de trouver sa place serait pour ma part un modèle où ceux qui travaillent sont rémunérés. J'attends donc le moment où les évolutions des logiciels "OpenSource" seront financées par des sociétés ou des individus qui en auront besoin et qui soumettront leurs demandes à la communauté, moyennant rétribution. Même si ce modèle serait source potentiellement d'autres problèmes, il me parait plus pérenne.
PS: au "moi aussi je peux le faire" et à celui qui raconte que "n'mporte quel abruti qui connait le web et le javascript" peut faire du XulRunner. Je me permets de rigoler. Cela fait 25 ans que je développe et le Xul est un des trucs parmi les plus pénibles à développer que j'ai pu rencontrer.
La gratuité existe. La gratuité, c'est le fait de ne pas réclamer quelque chose en échange de la fourniture d'un bien ou d'un service. Point barre.
Que cela ait coûté du temps ou de l'argent à celui qui fournit gratuitement ne rend pas la chose ou le service payant.
C'est comme dire que c'est pas possible de faire un don au restaux du coeur parceque c'est toujours de l'argent pour lequel il a fallu travailler qu'on donne.
Pas vraiment d'accord.
Je ne suis pas remunere pour le temps libre que j'utilise de mon plein grès.
Certes je gagne de l'argent à coté, mais je ne vois pas le rapport direct avec le projet. Je pourrais tres bien avoir du mal à vivre et quand meme avoir du temps libre pour m'occuper non? Certes le tentation de vouloir faire payer serait plus grande, mais c'est justement pour ca qu'est fait l'ANPE...
Je peux dire que je suis paye quand je vais prendre un verre avec un ami en dehors de heures de boulot?
Certes, je n ai que 10h maxi par semaine pour coder, mais ce sont ces memes 10heures que m auraient occuper par exemple le fait d'aller au cinema ou me promener avec mes amis, voir prendre un verre...
Pendant ce temps là, ce sont donc bien 10 heures gratuites de produites pour un projet libre...
La gratuité existe, quand on le veut?
Pas vraiment d'accord.
Je ne suis pas remunere pour le temps libre que j'utilise de mon plein grès.
Certes je gagne de l'argent à coté, mais je ne vois pas le rapport direct avec le projet. Je pourrais tres bien avoir du mal à vivre et quand meme avoir du temps libre pour m'occuper non? Certes le tentation de vouloir faire payer serait plus grande, mais c'est justement pour ca qu'est fait l'ANPE...
Je peux dire que je suis paye quand je vais prendre un verre avec un ami en dehors de heures de boulot?
Certes, je n ai que 10h maxi par semaine pour coder, mais ce sont ces memes 10heures que m auraient occuper par exemple le fait d'aller au cinema ou me promener avec mes amis, voir prendre un verre...
Pendant ce temps là, ce sont donc bien 10 heures gratuites de produites pour un projet libre...
La gratuité existe, quand on le veut?
Ce que veut dire l'intervenant au dessus, c'est que le mot "gratuité" dans le débat est bien mal choisi, car ce mot fait intervenir un donneur, un receveur et un produit.
Si le receveur n'a pas à rétribuer le donneur pour obtenir le produit alors le produit est gratuit. Point.
Dans le cas qui nous occupe, il faudrait parler de "génération spontannée" ;) qui elle, effectivement n'existe pas dans le monde réel.
D'accord à 100% avec Daniel.
plutôt d'accord avec Daniel sur le fait que relacher un produit en opensource/closesource, gratuit/payant est le choix du développeur qui y a mis son temps, son énergie, son talent et que ce choix n'a pas à être critiqué, point.
Je pense toutefois qu'une bonne part des critiques provient peut être du teasing sur le blog et sur twitter (merci XUL hyper puissant, 12 minutes par feature, etc...) qui a laissé penser à certains que c'était un dev facile qui ne "mérite" que de l'opensource...
Daniel aurait peut être dû mentionner dès le début ses intentions (s'il les avait à l'époque bien sûr), d'ailleurs une question à ce sujet avait été posée dans les commentaires d'un post...
Pour ceux qui lisent depuis longtemps D.Glazman, il était évident dès le départ que cette appli serait commerciale, vous grognez pour la forme. D. Glazman veut être indépendant, il n'a pas d'autre solution.
Il faut bien trouver l'argent quelquepart.
Dans les ssii spécialisées en java par exemple on n'utilise que des logiciels open source, et gratuits. Mais alors... Qui paye? Google, Sun, Oracle, etc. Mais aussi les clients. Une partie de l'effort de développement est tranféré vers celui pour on est censé travailler , soit parce que le produit n'est pas simple (d'où consulting, d'où pognon), soit parce qu'il est incomplet (d'où consulting etc). Bon, le business model est tout de même assez fort, aussi parce que la plupart des logiciels sont open source. Situation de monopole.
Mais cela implique de travailler à faire du service, c'est à dire souvent chez des clients qu'il faut brosser dans le sens du poil, etc.
QUe se passe-t-il si on ne veut pas être dans un groupe assez important pour obliger le pognon à venir? Si on veut rester indépendant? Pas facile... Il y a le loto. Le mariage avec l'ex Mme Trump, et sinon? Il faut bien manger. Tout boulot est alimentaire par définition.
Il faut donc se faire payer, et cela par amour de la liberté. Et oui les gars... C'est déjà écrit dans Rousseau, ce genre de paradoxe. Le revenu doit être réel sinon il n'y a pas d'avenir. Chacun son truc, donc. Mais il faut passer par cela, être payé, par une grosse boîte, par un client, par de la réputation, ou par 1000 petits clients...
Au moins se faire payer pour son travail est une manière de faire très simple et directement compréhensible.
Et j'aime bien l'idée de payer pour la liberté de quelqu'un. C'est même pas uen bonne oeuvre, c'est un geste. Un acte politique.
Au fait : c'est combien un mois d'abonnement à Warcraft? 12.99. Et combien d'entre vous, qui rechignez à payer une fois 15, paye 12.99 par mois?
Daniel, ton article est bourré de bon sens, c'est dommage que tu le foute dans le décor avec ta dernière phrase "pour faire style".
Oui, la gratuité existe. Peut-être pas à grande échelle dans le domaine du logiciel, mais elle existe.
L'air que je respire, la fraise de bois que je cueille, l'amour de ma famille. Tout ça c'est gratuit. Ca n'est pas suffisant pour payer mon loyer, mais c'est bien plus important que le reste. Ce qui est payant est important, mais ça n'est pas l'essentiel...
Désolé de jouer un peu avec les mots, mais il y a une différence entre Don et Gratuité.
Le Don est à mon avis un acte de générosité, d'intérêt personnel(promo, ex pkzip) ou d'intérêt pour le progrès(esprit scientifique).
La Gratuité est une conséquence qui n'est pas uniquement celle du don (pubware,..).
Je pense que la gratuité n'existe dans le commerce pas car même dans le cas d'un don, il y a un coût de non garantie/perenité.. (à creuser).
@Tristan, tu as raison pour ce que nous donnent nos proches ou la Nature mais je les vois plutôt comme des dons, que nous ne respectons pas tjrs.
Mes 5 c
Foutaises, vous passez tous à coté du plus important : 7 € 50 pour une bière !
Étant à l'étranger pour 2 ans dans un pays ou la bière est à 3€ / L, le retour en France va être douloureux.
i)Windows est un produit à code source fermé ,crée et défendu par une très grosse société ,en situation de monopole chez le particulier pourtant il est très piraté
ii) Linux est à code source ouvert et pourtant peu présent chez le particulier ,et même gratuit je croise encore beaucoup de gens qui ne veulent pas sans servir au quotidien !
iii) crysis est à code source fermé ,payant et protégé , pourtant il a été très piraté
iv) penguin racer est à code source ouvert mais il ne doit pas être souvent utilisé !
nous sommes environ 6 milliards , demain environ 9 .Des gens "qualifiés en info " proposant leurs services et produits il y en aura de plus en plus (à moins que la nature siffle la fin de la récrée ). dur dur la concurrence quelque soit son origine , dur de trouver le bon modèle économique (ou la pétite ) adapté à un écosystème .
Bonne chance .
Je pense qu'un développeur peut décider de faire payer ou pas son logiciel, c'est un peu son problème et personne ne le contredit.
Par contre, dire que rien n'est gratuit est faux. Si je décide pendant mes temps libre de créer un site web, il sera gratuit, je n'ait pas été rétribué pour le faire. Si, je décide de me mettre avec des amis pour coder une application et qu'on le fait bénévolement pendant notre temps libre, il sera gratuit aussi dans sa conception. Ce qui n'empêchera pas de mettre un accès payant au site ou au programme. Même s'il n'a rien couté, rien ne l'empêche.
Bon sinon, au delà du choix du closed source ou de l'open source et de la commercialisation, il y a surtout le choix du prix. Et là, je peux comprendre que certains le trouvent élevé. Car, Daniel tu as posé le débat non sur le prix que sont prêt à payer les gens (pour 15€: assuréement une élite) mais bien sur la conception et donc rentabiliser ton investissement.
Combien ça t'a couté ? 1 mois de dev. A temps plein, admettons. Au plus, je ne suis pê pas au fait de savoir combien exige de gagner un développeur, on va dire que toutes charges comprises, ça t'a couté max 6000€. Divisé par 15, ça veut dire que tu espère le vendre à seulement 400 personnes.
Pas grand chose sur le net, et c'est pê ce calcul qu'on fait ceux qui t'on critiqué. Car à 2€, s'il est bien fait, tu peux espérer en vendre dix fois plus au moins. Ce qui donne deux mille euros de plus.
Et, en open source, tu peux espérer en vendre 1000 fois plus car la communauté fera ta pub et que les gens font confiance aux "leaders d'opinions" pour leurs achats informatiques. Surtout qu'à un ou deux euros, l'achat parait tellement symbolique (2€ = une bière dans un café belge) que les gens ne réfléchissent même plus au coût.
@belgianboy
Merci de me rappeler tout ce qui me hérisse le poil : "la communauté", les "leader d'opinion", les bonnes âmes de l'open source en manque (refoulé) d'un gourou ou d'un directeur marketing.
Ceci dit je suis d'accord : y avait moyen de gagner plus : par exemple en sous-traitant le dev en Inde, Daniel aurait pu consacrer son temps à autre chose sans dépenser trop. Et Bangalore est si belle au printemps.
@lp
et pourtant, c'est la vie, la plupart des gens qui ne sont pas fans d'informatique se renseignent chez la "référence" (en relations publiques, on dit "leader d'opinion") qu'ils connaissent dans ce domaine avant de faire un achat. D'où l'importance de les chouchouter.
Et je n'ait JAMAIS parlé de sous-traiter le développement. Au contraire, j'ai juste voulu montrer que si on veut commercialiser un produit, il faut utiliser certaines méthodes de marketing si on veut maximiser ses profits. Je parlais donc de la vente et pas de la production. Parce que pour un produit qui a vocation à intéresser les twitter, 1 mois de dev ne devrait pas être énorme à rentabiliser.
Daniel, je trouve que ce billet résume bien le problème... c'est con à dire, mais pour faire du gratuit, il faut de l'argent (ou du moins de la valeur qui sort de qq part).
Que ça vienne de dons, d'autres sources de revenus (salaires, etc.), mais il en faut quand même. Au moins pour vivre à côté de son ordi.
Je m'explique : je vois à ma petite échelle : j'ai un boulot et financièrement ça va, alors, j'ai pas besoin d'argent supplémentaire et je peux me permettre d'offrir des tutoriels sur les animations en images de synthèses ou mes petits utilitaires web (générateur de formulaires, de tableaux, etc.), je peux investir dans un hébergement professionnel qui les rendent toujours disponibles, etc...
Bien évidemment, je n'ai pas écrit ça en pensant me faire de l'argent... mais nul doute que si je peinais à joindre les deux bouts, j'aurais très certainement pas pris le temps de faire tout cela et je me serai concentré sur ma "survie"... heureusement pour moi, ça n'est pas mon cas.