Oh le joli coup de rentrée d'Eric Woerth. Lui le ministre ayant probablement la plus lourde charge (plutôt cachée) du gouvernement, il vient donc de lancer un coup de semonce plutôt costaud à 3000 contribuables français qui auraient un compte en Suisse. On voit bien l'intérêt de ne pas divulguer la liste en question : les titulaires de compte en Suisse ne sachant pas s'ils sont ou pas sur la liste vont tous se demander s'ils ne feraient pas mieux de rapatrier leur argent et transiger avec le Minefi avant qu'une procédure fiscale ne soit diligentée contre eux.

D'un autre côté, aucun journaliste n'a eu le courage de relever qu'il s'agit d'une véritable amnistie déguisée... On dispose donc de la liste de 3000 contribuables français ayant caché à l'étranger des capitaux. Ils sont déjà en infraction, et certains probablement depuis longtemps. Une action contre eux rapporterait probablement beaucoup plus qu'une simple négo les poussant à rapatrier leur capital. Certes, la procédure coûterait aussi en temps et donc en argent mais bon, l'Etat devrait largement s'y retrouver.

Il s'agit donc bien d'une amnistie partielle qui ne dit pas son nom. Et comme toutes les précédentes, je la trouve assez scandaleuse.