L'arabe classique est-il appelé à devenir à (long) terme une langue liturgique maîtrisée par les seuls érudits et théologiens ou la télévision réussira-t-elle, en particulier à cause de la faible production télévisuelle et cinématographique du Maghreb et les politiques d'arabisation forcée à coups d'arabe littéraire dans cette zone, à maintenir plus qu'une connaissance minimale de cette langue dans la population ? Si j'en crois que je lis ici et là, c'est mal barré. Une bonne frange de la population du Maghreb semble avoir des difficultés croissantes avec l'arabe classique, les vulgates s'en différenciant de plus en plus.

Dans le premier cas, l'arabe classique est appelé à terme à rejoindre le latin, le sumérien, l'araméen, le grec ancien, le vieux slavon et le sanskrit dans les rangs des langues religieuses éteintes et quasi-éteintes ayant pourtant eu une extension géographique considérable. Dans l'autre, qui me semble très hypothétique, le retour en force à terme des langues berbères me semble assuré pour le Maghreb avec des conflits humains potentiels assez sérieux.

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