Je suis rentré en région parisienne depuis 48h que j'en ai déjà marre de Sarko et ses sbires et surtout de leur impact sur notre vie quotidienne... Résumons un peu :

  • un braqueur sur-armé et portant gilet pare-balles prend les poulets pour cible avec du gros calibre
  • ceux-ci, ne goutant que fort peu la cuisine au plomb, répliquent
  • le braqueur prend un bastos dans une des rares zones non protégées de son corps, la tête, et ça lui est un peu fatal...
  • le quartier d'origine du braqueur s'enflamme, on tire à de multiples reprises sur les poulets, on met même un contrat sur eux

On croit rêver tout de même... Un braqueur chevronné se fait buter en pleine action violente et son quartier se rebelle ? Là, Hortefeux et Sarko sont bien gentils, peut-être trop gentils, parce que j'ai la très nette impression que le sentiment général de la population est plutôt "faites encercler le quartier par les FuMaCo, les dragons parachutistes et le GIGN et videz-le à coups de trique". Que l'approbation serait générale si une opération de très grosse envergure visait ce quartier. Comment donc la République a-t-elle pu en arriver là, laisser de telles zones de non-droit total se développer ?

Mais dans le même temps, Hortefeux et Sarkozy continuent à se prendre les pieds dans le plat en se mêlant de choses qu'ils feraient bien de laisser passer, pour ne pas dire laisser pisser :

  • une des pubs actuelles pour les volailles de Loué montre un flic seul et souriant, en tenue ancienne à képi, avec la mention "Poulet de Loué élevé en liberté" et un tas d'autres flics plutôt stressés sortant de l'arrière d'un véhicule type panier-à-salade avec la mention "d'autres poulets". La légende générale est 'Un bon poulet est un poulet libre". L'image est plutôt marrante, pas vulgaire, pas dénigrante. On sourit, mais on ne se moque pas. Rien à dire.
  • cela fait DES SIECLES que la police (de Paris d'abord, de l'ensemble du pays ensuite) est surnommée "les poulets" parce que la Préfecture de Police de Paris est construite sur le très ancien marché à la volaille de la capitale
  • des dizaines de bouquins, dont ceux de Frédéric Dard, ont fait des milliers de jeux de mots parfois douteux sur la maison Poulaga et les Poulets. Audiard et consorts ont consommé du Poulet à haute dose.
  • mais non, le Ministre et ses Poulets râlent !?!?

En Sarkozye, l'humour n'a plus droit de citer, et Desproges aurait été embastillé avec Le Luron. Sous couvert d'un focus sécuritaire, la satire devient un exercice mis à l'index. L'humour pas méchant est désormais tout simplement déplacé. Comme une poupée vaudou, quoi. La Police de la Pensée n'est pas loin et cela me révulse.

Stop !