Ce billet peut fortement ressembler à un billet précédemment publié sur ce blog... Vu que le sujet revient périodiquement et vu l'attitude lamentable française face aux whistleblowers, je repique un fard à chaque fois.

Cette fois donc, un certain Mohammed Belkacemi, conseiller pour le football des quartiers, a reconnu avoir enregistré la réunion de la Fédération Française de Football dont on parle tant en ce moment à cause des quotas. Ce matin, sur France Info, un excité de la FFF dont le nom m'a échappé disait que ces méthodes sont des méthodes dégueulasses et qu'il fallait sanctionner immédiatement la balance, le suspendre de la FFF, etc.

Le monsieur en question, l'excité, avait surtout l'air d'avoir été pris la main dans le sac de bonbons par une caméra cachée... Or dans ces cas-là, choisir l'attaque comme moyen de défense me semble pour le moins une erreur grave.

Supposons que le monsieur Belkacemi ait assisté à une première réunion aux propos douteux, limites, voire illégaux. Supposons... Supposons alors qu'il décide de se munir d'un petit enregistreur pour la prochaine réunion, histoire d'avoir de quoi prouver ses dires en cas de besoin hein.

Et puis même s'il n'y a pas eu de précédent, qui doit être viré ? Celui qui prouve l'illégalité des propos et des actions, ou celui qui la commet ? Je rappelle que l'enregistrement audio d'une réunion privée n'est pas illégal, même à l'insu du plein gré des participants.

Voila. En France, les whistleblowers, on n'aime pas ça du tout. On se la joue "Chantres de la probité" mais c'est partout la pourritude, nous dirait Tata Ségo. Quant à la FFF...