Depuis la terrasse, devant la piscine, les pins des Landes offraient le seul décor qui me délasse vraiment d'une année de travail acharné. Quand j'arrive dans la forêt des Landes, j'ai l'impression de rentrer chez moi. Les pins étaient souvent légèrement penchés vers l'est, un cadeau des récentes tempêtes. Mais le faîte de chaque pin présentait une découpe et des angles de croissance très caractéristiques. En observant mieux et plus longtemps, je me suis immédiatement retrouvé dans la lecture des "Fractales" de Mandelbrot et de "Le chaos" d'Ivar Ekeland. La reconstruction fractale de ces pins était tellement aisée que je pouvais la faire mentalement.

Plus tard, toujours dans les Landes, j'ai retrouvé par le plus grand des hasards ma vieille copine Christine. Et elle a raconté comment je l'emmerdais avec la structure mathématique des vagues alors que j'avais 15 ans. Le miracle après ça, c'est qu'elle soit toujours une copine :-)

Dans un autre registre, je suis de retour sur la région parisienne (froid, pluie, grisaille et gens peu souriants ; je repartirais bien dans le sud-ouest immédiatement), avec un backlog de courrier électronique juste monstrueux. Si vous m'avez envoyé un mail au cours des trois dernières semaines, n'espérez pas une réponse prompte, j'ai une montagne à dépiler...