Très chère - voire trop chère - Mediamétrie, permettez-moi d'exprimer ici mon courroux. Mon courroux même pas coucou comme ne dirait pas Pierre Desproges. En très gros, en trop gros, j'en ai ras la casquette de vos téléopérateurs et téléopératrices qui m'appellent chez moi pile au milieu du dîner pour me demander je ne sais quoi en votre nom.

Qu'ils sachent parfaitement qu'ils me dérangent et ne me demandent pas s'ils me dérangent passe encore, la politesse étant une vertu qui se fait rare de nos jours, surtout quand on est payé au lance-pierre dans un centre d'appels situé dans un pays en voie de développement et que sa productivitié est comptée en nombre d'appels passés par heure.

Qu'ils ne me laissent pas placer un mot quand je tente de leur expliquer que je ne suis pas intéressé par leur proposition commence à me prendre la tête.

Que je sois obligé de leur raccrocher au nez après un dernier "Je vous répête ne pas être intéressé, bonsoir madame" me les brise menu-menu.

Mais qu'en plus ils me rappellent dans la foulée pour me dire "C'est encore Mediamétrie, mais pourquoi ne voulez-vous pas participer ?", là c'est le bouquet.

Je vous prie donc de chercher mon nom dans l'annuaire à Saint-Germain en Laye et supprimer mon numéro de téléphone de vos listes d'appels. Je l'ai déjà demandé plusieurs fois et visiblement mes droits les plus élémentaires en la matière ne sont pas respectés. À défaut, je ferai un signalement à la CNIL.

Je vous prie d'agréer, très chère MediaMétrie, trop chère Mediamétrie, l'expression de mon énervement le plus épidermique.