Il s'appelait Georges, c'était mon parrain, même si cela n'a pas vraiment de signification chez les juifs askhénazes. Je garderai plein de souvenirs de Georges, le plus vieux copain de mon père encore proche, mais il me faut en sélectionner quatre plus forts que les autres :

  • tout le mobilier de ma chambre d'enfant, tellement superbe et moderne qu'il était encore parfaitement adapté à mes années estudiantines, c'était lui
  • les longues discussions cultivées et souvent drôles du dimanche à Fontainebleau, c'était encore lui
  • le sourire intense de bonheur et inoubliable quand mes parents et moi l'avons invité à son restaurant fétiche, L'Ami Louis, pour mes 13 ans, c'était lui aussi
  • et nos regards de connivence, qui n'avaient pas besoin de mots, quand nous nous sommes retrouvés ensemble en face d'une personne racontant des énormes conneries...

Georges est décédé ce week-end et j'en chiale, la boule au ventre. Lundi de merde. Pas glop.