Je suis un observateur plutôt attentif de la #frenchtech. Si à l'origine, cela n'a été qu'un buzzword, cela commence enfin à s'en éloigner un peu, ne serait-ce que par les contacts de plus en plus nombreux entre ses "membres" et la sphère politique. Mais il y a un point qui continue à m'étonner : on confond Tech et Web...

Soyons très clairs : un site de vente en ligne, c'est de la vente et de la logistique mais ce n'est pas de la Tech à moins que la technologie sous-jacente ne devienne Open Source, maintenue par une communauté, et permette à d'autres de développer un business. Un site de mise en relation entre personnes, c'est rarement de la technologie lourde.

La #frenchtech reste également un microcosme des dotcoms les plus communicantes, un cercle dans lequel l'invitation ressemble fort à un adoubement, alors qu'elle a deux buts principaux : premièrement, favoriser les marchés extérieurs pour les boîtes françaises existantes, deuxièmement favoriser l'émergence de nouvelles boîtes et de nouveaux projets. Ce dernier point ne peut venir que du monde estudiantin, que l'on continue à négliger. Le vrai potentiel, il est chez le gamin qui entre deux TP à son IUT code un truc d'enfer qui va malheureusement rester sous les radars ou chez la gamine qui vient de faire une percée énorme, pendant un stage, dans les peintures anéchoïdes au radar, il n'est pas dans whatmille sites Web de vente ou mise en relation.

Dans frenchtech, il ne faut pas oublier tech...