Panama Papers... Non, je ne vais pas vous parler des incontinences financières de untel ou unetelle. On s'en fout puisqu'on s'en doutait tous, à défaut d'en avoir les preuves. Par contre, il faut parler un peu de la presse, qui nous mouline en boucle depuis hier soir les mots « journalisme d'investigation ». Qué investigation ? Qué enquête ? Tout cela ne résulte pas d'un fil ténu suivi avec patience, minutie et danger par des enquêteurs chevronnés mais d'un leak, c'est-à-dire soit d'un lanceur d'alerte qui a piqué les fichiers pour les donner à la presse, soit d'un piratage informatique. Certes, certes, les journaux ont du effectuer des recoupements, des vérifications et pas mal d'autres choses encore. Mais la source n'est pas une info unique qui amènerait à une énorme pelote de laine, genre Spotlight ; la source, c'est carrément la pelote...

Si la presse était vraiment une presse d'investigation, elle n'aurait pas de problème de lectorat...